Le jury sadique : une espèce en voie de disparition

 
 
 
 

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« Quelle est la profondeur du Danube à Vienne ?

- Sous quel pont Monsieur ? »

Dans son excellent livre Le Grand Oral de l’ENA, Guy Jacquemelle (également auteur de Leurs années Sciences Po) donne la parole à Françoise Chandernagor à qui la légende attribue cette réponse à la question du jury. Or, celle-ci profite de cette tribune pour démentir cette légende. Non, son jury d’entrée à l’ENA ne lui a jamais posé cette question.

Cette légende bien implantée est parfaitement révélatrice de l’image d’Epinal affublée aux jurys d’admissions. Or, s’il n’est pas question ici d’affirmer l’inexistence totale de jurys qu’on pourrait qualifier de « durs », « sadiques », il est important de faire comprendre aux étudiants qui passeront cette épreuve prochainement que ces situations ne constituent en aucun cas une norme et ne doivent donc pas parasiter leur préparation.

D’abord, il convient d’expliquer les causes de l’extrême rareté des jurys « sadiques » ou posant des questions très difficiles à répétition. Tout d’abord, nous avons évoqué lors du premier article de ce blog (« Pourquoi des entretiens de motivation ? ») une évolution depuis deux à trois décennies des profils recherchés corrélée à l’évolution des styles de management. Le management coercitif s’est progressivement réduit au profit d’un management participatif, à l’écoute. Ainsi, il n’est plus pertinent de tester la capacité du candidat « à prendre des coups » mais bien de connaître la personnalité du candidat, ses qualités de « savoir-être » comme son potentiel.

La deuxième raison tient de la concurrence que se livrent les écoles. Il ne faut pas être dupe : lors de votre Tour de France des oraux, vous devrez séduire les écoles tout comme les écoles devront vous séduire. Et si les écoles rivalisent de moyens pour vous accueillir dans de bonne conditions sur leur campus, la qualité du moment passé avec le jury lors de votre entretien va également peser pour certains d’entre vous dans le choix de l’école. Et les écoles n’ont aucun intérêt à ce que vous gardiez un souvenir douloureux de votre oral si, en cas d’admission, vous auriez le choix entre celle-ci et d’autres écoles.

Cependant, nous l’avons dit plus haut, il n’est pas question de clamer la disparition des jurys sadiques et des questions redoutées qui vont avec (« Faites-nous rire » ; « Levez-vous et dansez, s’il vous plait ? », « Surprenez-nous »). D’ailleurs, en cas de malchance et face à un jury dont les questions vous mettent mal à l’aise, il faut que le candidat retienne une chose essentielle : sa candidature ne sera pas – ne pourras pas – être jugée sur sa réponse à ces questions déstabilisantes. Quand un jury pose une question qui met mal à l’aise le candidat, celui-ci ne doit pas oublier que sa réponse compte moins que l’attitude dont il fera preuve lors de sa réponse et des cinq minutes suivantes. Va-t-il s’effondrer et se re-fermer sur lui-même ? Va-t-il au contraire s’accrocher en se re-concentrant dès la question suivante pour montrer au jury qu’il ne veut pas laisser passer sa chance ? C’est sur son attitude « combative » que le jury le jugera principalement.

Et cela nous amène à la dernière chose à savoir pour le candidat. Un jury « méchant » lors de l’entretien ne le sera pas forcément lors de la notation. A PGE-PGO, nous ne comptons même plus le nombre de situations dans lesquelles nos candidats nous appelaient dépités à la sortie de leur entretien, mais découvraient une note supérieure à 17/20 un mois après. En effet, le jury sera beaucoup plus à même de poser des questions déstabilisantes ou tenter de mettre le candidat en difficulté si celui-ci se montre convainquant lors des questions classiques mais essentielles (« Pourquoi une/notre école de commerce ? », « Quelles sont vos qualités / défauts ? », etc…). Face à un candidat déjà en difficulté sur les moments « basiques » de l’entretien, ne prenant pas les rênes de l’entretien, le jury n’aura pas envie (ou la force) de creuser les points contradictoires ou de déstabiliser par des questions un candidat déjà en difficulté. A l’inverse, face à un candidat convainquant, voire brillant, nous jurys avons constamment la difficulté de voir où se trouvent les limites de ce candidat dont on sait qu’il aura d’ores et déjà une excellente note. Le test que lui fera passer le jury en lui posant des questions déstabilisantes ne servira qu’à établir si le candidat aura 16, 17, 18 19 ou 20/20 !

En conclusion, le candidat doit bien comprendre que les jurys sadiques et les questions déstabilisantes sont suffisamment rares pour que le candidat ne parasite pas sa préparation en fonction de ceux-ci. Néanmoins, un candidat bien préparé sur les bases de l’entretien (cohérence du parcours et du projet, connaissance de soi, des écoles et des métiers) devra s’attendre à se voir poser des questions difficiles par le jury qui voudra simplement tester à quel point ce candidat est bon !

 
 

Attention, bien que ce constat s’applique à la plupart des écoles de commerce, il reste en effet certaines écoles où l’entretien est toujours plus ardu que la moyenne. Des écoles comme l’EM Lyon, l’EDHEC, ou l’ESSEC sont réputées pour bousculer beaucoup plus les candidats. L’étudiant doit donc adapter sa préparation pour ces écoles en fonction, et c’est d’ailleurs un domaine à part entière que nous préparons avec soin aux côtés des élèves admissibles dans ces magnifiques écoles.

 

Par Robin Morth, directeur opérationnel chez PGE-PGO, membre de jurys de concours dans plusieurs écoles de commerce.

Les 5 clés pour réussir un entretien de motivation

 
 
 
 

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RÉUSSIR LES ENTRETIENS DE MOTIVATION:

Voici 5 clés pour être de sûr de réussir les entretiens de motivation des Ecoles de Management

1- Comprendre les attentes des jurys, en passant des entretiens avec des membres de jurys. La première clé pour réussir un entretien est de comprendre la raison d’être de cette épreuve. Pourquoi les écoles accordent-elles autant d’importance à l’entretien de motivation ? Que souhaite t-elle mesurer chez le candidat, et pour quelles raisons ?

En faisant l’effort de se mettre à la place du recruteur, les candidats peuvent d’autant mieux deviner les attentes des jurys, et donc briller lors de cette épreuve décisive.

2- Avoir une stratégie qui parte des vraies attentes, idées, envies du candidat pour que celui-ci soit de plus en plus à l’aise. Le piège pour tout candidat est de s’inventer un rôle, dans le but (vain) d’impressionner un jury. Ce dernier est là pour connaître le candidat, ses motivations, des ambitions, ses espoirs, ses rêves, etc… Pour déterminer si le candidat trouvera sa place et s’épanouira dans l’école, le jury doit utiliser les 30 minutes pour cerner le candidat. Un candidat qui ne se « révèlent pas » brise toutes ses chances d’intégrer puisque le jury ne pourra acter s’il a sa place dans l’école, par manque d’informations sur celui-ci. Il s’agit donc d’un échange, et non d’un interrogatoire.

Il faut garder en tête que le jury n’est pas la pour juger le candidat, mais pour décider s’il a sa place dans l’école de commerce en question.

3- Faire comprendre au candidat qu’il ne s’agit nullement d’une kholle de prépa ou d’un oral académique mais d’une discussion qui se rapproche beaucoup plus d’un entretien de recrutement professionnel.

D’ailleurs, les jurys sont constitués quasi constamment d’au moins un professionnel, qui se posera toujours la question suivante tout au long de l’entretien : « Aurais-je envie de travailler avec cette personne ? »

4- Faire en sorte que le candidat soit « offensif », qu’il prenne les rênes de l’entretien pour éviter d’être confronté à des rafales de questions. Il s’agit ici d’arriver à « guider » le jury vers des « zones de confort ». Pour cela, nous enseignons aux candidats à tendre des perches pour amener le jury sur des sujets qu’il maîtrise : des expériences valorisantes, un projet professionnel clair et en lien avec ce que propose l’école, …

5- Savoir quoi dire de l’école, comment prouver son désir profond de l’intégrer sans tomber dans les caricatures de candidats qui nous ennuient tant, nous, jurys!

Trop de candidats ont tendance à l’oublier : un entretien se prépare, énormément même ! Chaque année, nos candidats sont surpris de la charge de travail que nous leur imposons pour être certains d’intégrer les écoles dont ils rêvent.

Ainsi, pour réussir les entretiens de motivation, un candidat doit en amont travailler sur soi (ses projets, ses qualités et défauts, ses expériences passées…), sur l’école (quels masters m’intéressent ? Quelles entreprises partenaires ? Associations ?) et sur son projet pro (ou plus modestement, ses aspirations professionnelles). Et cela demande du temps !

Encore trop de candidats pensent qu’être à l’aise à l’oral suffit à réussir l’entretien de motivation. Or, il y a une différence entre l’aisance orale et la capacité de convaincre des professionnels de la cohérence de ma candidature dans l’école !

Par Robin Morth, Directeur Opérationnel de PGE-PGO et membre de jurys de concours dans plusieurs écoles de commerce.

A votre avis, qu’est-ce qu’un bon manager ?

 
 
 
 

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Un candidat ne doit pas l’oublier : il sera d’ici 5 à 10 ans un « manager », c’est-à-dire qu'il aura des responsabilités au sein d’une équipe. Car non, et il faut bien commencer par cela, « manager » n’est pas un métier et ne peut donc pas constituer un projet professionnel. Bien qu’il ait encore du temps devant lui pour appréhender ce rôle, un candidat doit montrer qu’il a déjà identifié quelques unes des compétences ou comportements qui peuvent caractériser un bon manager. Il montrera ainsi qu’il a une vision réaliste de l’entreprise.

Faites le lien avec vous

Toute question est un prétexte pour le jury pour en apprendre un peu plus sur le candidat. En donnant quelques qualités qui caractérisent pour lui un bon manager, il pourra citer des qualités qui sont également les siennes. Il pourra ainsi tendre une perche aux jurys sur ses propres qualités, qu’il illustrera par des expériences passées (nos lecteurs assidus reconnaîtront le fameux passé-présent-futur). Attention cependant à ne pas trop en faire et laisser penser maladroitement au jury qu’il pense déjà être un bon manager… ce n’est pas si évident que cela !

Référez-vous à des moments vécus !

Forcément, le jury demandera au candidat de justifier ses réponses en argumentant. Plutôt que de donner au jury des argumentations sans fondements telles que « j’imagine qu’un manager doit (…) » ou « un manager doit forcément être (…) », le candidat aura tout intérêt à appuyer ses dires sur des situations vécues. Et pour cela, je vous conseille de ne pas puiser uniquement dans des situations professionnelles. Un manager peut aussi être un entraineur, voire un professeur ! Le candidat, s’il justifie bien sa réponse, brillera ainsi par son originalité.

Réfléchissez à une figure d’un manager qui vous inspire

Les questionnaires d’entretien des écoles de commerce fourmillent de ce genre de questions. Ainsi, en évoquant les qualités d’un bon manager, le candidat peut aussi faire le lien avec une figure qui constitue pour lui une référence en termes de management. Et, comme il est sérieux, il préparera aussi une fiche détaillée sur celui-ci. Il peut aussi choisir un membre de sa famille ou une connaissance… Ce n’est pas ma recommandation, mais si le candidat est inspiré et renseigné, alors cela vaudra toujours mieux que parler sans conviction d’une personnalité connue !

Attention à ne pas tomber dans une vision idyllique ou dramatique du manager

Par ailleurs, cette question est également pour le candidat une manière de montrer au jury qu’il connait ou s’est renseigné sur la vie et les prérogatives d’un manager. Ainsi, dépeindre sans nuance une situation idyllique (« il voyage beaucoup, gère ses équipes sans heurt et force l’admiration. (…) ») ou dramatique (« il est quelqu’un qui travaille souvent trop, qui reçoit et diffuse beaucoup de stress, qui dort peu (…) » pourra être perçu par le jury comme un manque de connaissance sur la vie d’entreprise. Attention donc aux discours sans nuance ou définitifs. D’ailleurs, l’expérience montrera au candidat qu’il n’existe pas UN profil type de très bon manager, et que cela dépend de beaucoup de paramètres (le contexte de l’entreprise, son équipe, les projets qu’il mène, etc…)

Enfin, voir un candidat, du haut de ses 20 ans, critiquer son ancien manager sera particulièrement mal perçu par le jury.

 

En conclusion, le candidat ne doit jamais oublier pourquoi il est là : pour apprendre des choses au jury sur lui. Ainsi, il doit s’efforcer de relier subtilement les qualités selon lui d’un bon manager à ses propres qualités (sans trop en faire !). De plus, il devra savoir justifier en évoquant des situations vécues ou en prenant l’exemple d’une figure managériale qui l’inspire. Dans cette question, le candidat doit finalement montrer au jury qu’il présente un potentiel et une lucidité qui lui permettra à l’avenir de remplir cette belle fonction.

Par Robin Morth, Directeur opérationnel de PGE-PGO et membre de jurys de concours dans plusieurs écoles de commerce.

Que pouvez-vous apporter à notre école ?

 
 
 
 

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Il s’agit là aussi d’une question classique posée par les jurys, et qui sert par ailleurs à savoir si le candidat s’est projeté dans l’école. Le candidat doit se rappeler qu’être jury est une responsabilité : il a en main la validation (ou non) de deux à trois années de travail acharné. Il ne s’agit donc pas d’un exercice qu’il prend à la légère. Et pour pouvoir accepter plus facilement l’étudiant, il a besoin d’être rassuré et d’obtenir des garanties sur la suite de son parcours. Cette question doit servir pour l’étudiant à les lui donner.

Tout d’abord, un étudiant doit comprendre que sauf cas exceptionnel, il lui sera difficile de « révolutionner » une institution qu’est l’école de commerce. Inutile donc les vagues et futiles « Je ferai en sorte que l’école reste en haut des classements » (NB : déjà entendu !), « Je lui apporterai une visibilité à l’international » (NB : Idem !) ou enfin, « Mon cousin travaille chez IKEA, je pourrai donc faire en sorte d’établir un partenariat entre l’école et IKEA » (sauf bien sûr, si votre cousin en a le pouvoir…).

De la même manière, le candidat doit éviter les réponses trop vagues telles que « J’apporterai à l’école de commerce ma rigueur » ou bien « Je serai dynamique au sein de l’école » qui finalement ne permet pas de projeter et donc de rassurer le jury. Voici ici trois règles à tenir pour le candidat lors de la réflexion sur cette question.

Projetez le jury !

Le candidat doit toujours faire en sorte de rassurer le jury. Ici, sa réflexion doit s’amener sur des situations concrètes dans le futur (un Business Game, un premier stage en tant de contrôleur de gestion, son échange souhaité en Australie…) sur lesquelles il garantira au jury son succès grâce à une qualité qui est la sienne.

Si un candidat est organisé, il pourra expliquer par exemple au jury qu’il apportera son organisation dans l’association qu’il souhaite intégrer et qui organise un événement majeur de l’école.

Surtout, le candidat doit faire en sorte d’être suffisamment précis et concret dans la situation future qu’il évoque pour que le jury le projette dans son esprit et soit rassuré. Un candidat qui se contentera d’un « j’apporterai ma rigueur dans les associations » n’est pas suffisamment concret pour que le jury soit convaincu (il n’arrive pas à l’imaginer dans les associations !). A l’inverse, un candidat qui offre la réponse suivante (qui n’est qu’un exemple parmi d’autres !) : « Au sein d’Audencia, j’apporterai ma rigueur, notamment durant l’organisation du Triathlon, un événement international qui représente l’école et qui nécessite une énorme organisation en amont. Mes qualités de rigueur me permettront de pouvoir contribuer à faire de cet événement un succès. » permettra au jury de l’imaginer en situation et d’être de facto beaucoup plus rassuré sur sa candidature.

Sortez des sentiers battus et voyez plus loin !

Tout candidat aux écoles de commerce doit comprendre qu’il sera étudiant de celle-ci durant 5 ans, mais ancien étudiant de celle-ci durant 45 ans ! Ainsi, il est possible d’apporter des choses à l’école même sans être sur ses bancs.

Ainsi, les bons candidats seront des bons étudiants mais aussi des bons « anciens étudiants ». Ainsi, si et seulement si l’étudiant est sincère est renseigné sur le sujet (sinon il se tire une balle dans le pied), il peut mettre en avant l’investissement qui sera le sien pour l’école une fois son diplôme en poche : association des anciens, diffusions d’annonces en priorité aux étudiants de l’école, intervenir dans certains cours, etc…

D’autre part, tout étudiant doit savoir qu’une fois qu’il sera dans l’école, il a plus de devoirs que de droits, notamment ceux d’adopter une attitude irréprochable à chaque fois que l’image de l’école peut être en jeu (en stage, en échange, en événements inter-écoles…). Si, encore une fois, l’étudiant sait de quoi il parle, il peut mettre en avant sa lucidité sur ce point qui distinguera sa candidature.

Soyez communicatif !

Si le jury pose cette question, c’est qu’il veut être convaincu ! Et, finalement, la question est tellement importante, qu’il serait trop dommage pour un candidat que la forme médiocre de la réponse (manque de sourire, de dynamisme, de conviction…) remette en question le fond. Comme pour toutes les questions classiques (car essentielles), le candidat doit montrer une véritable envie de convaincre le jury, et de diffuser ses convictions sur ce qu’il pourra apporter et finalement ses motivations pour rejoindre l’école.

Raconter une expérience : 5 conseils pour donner envie au jury

 
 
 
 

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L’objectif pour le jury, à travers l’entretien de motivation, est d’en apprendre plus sur le candidat qu’il a en face de lui. Il va ainsi interroger le candidat régulièrement sur les expériences vécues (expériences professionnelles, associatives, sports pratiqués, voyages…) par celui-ci et qui l’ont façonné. Chez le candidat, parler de ses expériences doit même constituer un objectif important de l’entretien. Mais trop, souvent les candidats ne sont pas préparer à cet exercice, semblent ne pas de connaître eux-mêmes et privent le jury d’informations importantes sur leur parcours. Voici 5 conseils pour briller lors du récit d’expériences vécues.

 Poser le contexte pour ne pas perdre le jury

Le candidat ne doit pas penser que le jury a vécu son expérience ! Poser le contexte avant de se lancer dans le récit est important pour que le jury puisse suivre. Rien de plus agaçant qu’un candidat qui ne prend pas soin de dire au jury quand est-ce que son expérience s’est déroulée, où ça, combien de temps cela a duré ou n’explicite pas des acronymes.

A l’inverse, un candidat qui prend le soin de contextualiser l’expérience au début pour ne pas perdre le jury, montre qu’il prend soin de lui et voit l’entretien de motivation comme un échange et non comme un monologue.

Il n’y a pas de petites expériences ! 

Que les candidats ne rêvent pas ! Un bon jury sait emmener un candidat sur le thème que lui souhaite. Il est naïf et même dangereux pour un candidat de se dire « Je ne parlerai pas de cette expérience en entretien car elle n’est pas importante pour moi ».

Il faut bien comprendre deux choses ici :

  •  L’expérience en soi intéresse moins le jury que ce que le candidat peut en sortir sur lui. Et il est tout à fait possible de sortir une qualité d’adaptation d’un baby-sitting de deux jours comme d’un stage en banque de 6 mois !
  •  L’attitude va énormément compter. Un étudiant qui se bat avec une expérience ancienne pour lui et peu importante va se valoriser par rapport à un candidat qui ne tente rien et dit simplement au jury que l’expérience est trop loin ou trop anecdotique pour lui (il y en a beaucoup !).

On ne raconte pas une expérience, on se raconte à travers une expérience.

Le candidat ne doit pas oublier un point essentiel : chaque question posée par le jury est un prétexte pour en apprendre plus sur lui. Ainsi, il doit à travers son récit, apprendre des choses au jury sur lui. Un bon candidat, une fois le récit de l’expérience terminée, prend du recul et montre au jury en quoi cette expérience lui a apporté telle qualité, a permis de corriger tel défaut, etc… Ainsi, il doit éviter les discours impersonnels et ne pas répéter les « on », « nous », « ils » ; mais bien privilégier les « je » (sans en abuser pour ne pas paraître mégalo !).

Il est important de comprendre que finalement l’expérience intéresse moins le jury que ce que cela dit de lui ou ce que cela a développé chez lui.

Une expérience est composée d’une multitude de mini-expériences

On ne peut raconter 10 ans de tennis par une phrase générale ! Le grand écueil des candidats et de penser que chaque expérience a été uniforme, et cela donne finalement des discours très vagues, qui peuvent paraitre « hors-sol ».

Un bon candidat est un candidat qui arrive à trouver et raconter (se raconter à travers) toutes les mini-expériences (presque des anecdotes) qui ont façonné la grande expérience. Par exemple, si un candidat raconte ses 5 années en tant que professeur particulier de mathématiques, il peut évoquer son premier cours et la préparation de celui-ci, une grande réussite qu’il a eu avec un étudiant, une prise d’initiative qu’il a prise pour changer de méthode pédagogique un jour, un étudiant qui a finalement redoublé malgré les cours dispensés… Et toutes ces mini-expériences apprendront finalement des choses différentes sur lui au jury.

Ainsi, séquencer une expérience en plusieurs mini-expériences permet au candidat d’apporter plus d’informations sur sa personnalité au jury.

Faire des liens avec le futur

      Il s’agit ici de quelque chose de très rare mais de très valorisé par le jury que nous travaillons énormément avec nos étudiants au sein de PGE-PGO. Comme évoqué précédemment, prendre du recul sur ses expériences et apprendre quelque chose au jury à travers une d’entre elle est bien évidemment valorisé. Mais un candidat qui ancrera la qualité qu’il met en avant dans le futur rassure le jury fortement sur sa candidature.

      Un bon candidat est un candidat qui en parlant d’une expérience, sort une qualité (ou un défaut corrigé) et montre au jury, en prenant une situation future concrète, en quoi cette qualité lui sera utile plus tard (ex : de la prise d’initiative lors d’un premier stage, ou de la persévérance pour trouver ses sponsors pour son association…). A travers ces liens avec le futur, il rassure le jury sur sa réussite en école et en entreprise et convainc ainsi plus facilement celui-ci !

Par Robin Morth, Directeur Opérationnel de PGE-PGO et membre de jurys de concours dans plusieurs écoles de commerce.

Comment préparer et briller lors des entretiens spéciaux ?

 
 
 
 

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Préparation à tous les types d'entretiens

Peu connus mais tout aussi déterminants, les entretiens spéciaux prennent une place de plus en plus importante au sein des entretiens. Bien que déterminants dans l’esprit du jury, ils sont souvent laissés de côté dans la préparation des candidats. En attendant des changements dans les épreuves orales à l’EDHEC et l’ESSEC en 2017, laissez-nous vous dévoiler les attentes de ces épreuves orales particulières.

Entretien inversé de GEM

Il s’agit ici d’une épreuve très délicate pour le candidat. Déjà car il inverse les rôles établit au départ entre le questionneur et le questionné. Ensuite car il demande au candidat une qualité qu’il est difficile de tester « directement » dans l’entretien de motivation classique : l’écoute.

Cette épreuve dure 10 minutes qui sont décomposées en deux parties : une interview de 9 minutes et un bilan de 1 minute. Le candidat choisit une personne parmi les membres du jury (hors président(e) du jury) qu’il interviewera.

Concernant la partie d’interview, le candidat doit éviter d’avoir une liste de questions éparses et de les lire au fur et à mesure, sans tenir compte des réponses de son interlocuteur. Rien de plus inconfortable pour un membre de jury de se voir interroger tour à tour sur ses passions, son métier, ses études, puis de nouveau ses passions… sans savoir quelle sera la teneur de la question suivante ! Le candidat doit choisir au départ 2 à 4 thèmes qu’il creusera avec la personne interviewée. Plus que d’enchaîner les questions préparées auparavant, il creusera les réponses proposées par le jury, fera des liens entre les différentes réponses du jury. Il doit montrer au jury qu’il a un fil conducteur et qu’il veut apprendre des choses. Le jury n’a pas envie, en effet, de répondre pour répondre, mais veut apprendre des choses au candidat.

Nous conseillons aussi au candidat de prendre des brèves notes (juste les mots clés) durant les réponses du jury, ce qui lui permettra de rebondir plus tard sur des réponses proposées par celui-ci.

Durant la minute de débriefing, plus que de faire un résumé des thèmes abordés (pas plus de 20 sec !), le candidat devra évoquer au jury les thèmes qu’il souhaitait aborder, ce qu’il voulait apprendre, et ce qu’il a justement appris durant cette interview. Cet interview doit être l’occasion pour le candidat d’apprendre des choses sur des thèmes qui le concerneront plus tard (investissement dans le réseau des anciens, management d’une équipe, construction d’une carrière…).

Epreuve de créativité de GEM

Il s’agit ici d’une épreuve nouvelle proposée par GEM puisqu’elle n’a en effet qu’une année, et dont le candidat a le choix entre celle-ci et le mini-exposé, le commentaire de carte ou d’image.

Le candidat se voit tirer trois cartes : un objet, un attribut et une cible (ex : valise / connectée / voyageurs). Il a 30 minutes pour préparer un argumentaire et présenter son produit en 5 minutes au jury. Dans cette épreuve créative, le candidat doit imaginer le jury comme des potentiels investisseurs et le convaincre du potentiel (même loufoque !) du produit qu’il aura inventé !

Bien entendu, il est logique de commencer par la description de l’objet, puis du problème auquel il répond, et enfin définir sa cible. Puis, nous conseillons au candidat de présenter le produit au jury comme s’il s’agissait de pitcher des investisseurs. Donnez des chiffres pour votre taille de marché potentiel, évoquez les 4P de votre produit, choisissez un(e) égérie pour votre campagne de publicité… Bref, faites vous plaisir, amusez-vous et faites passer un bon moment au jury !

Mini-exposé

A GEM (au choix entre l’épreuve de créativité, le commentaire de carte ou d’image) ou à Audencia, le candidat tirera un (ou deux à Audencia) sujet qu’il devra traiter en amont de l’entretien et présenter un exposé de 5 à 10 minutes au jury qui précèdera l’entretien.

Le mot clé de cette épreuve est : STRUCTURE ! Nous attendons, nous jury, d’un potentiel futur cadre supérieur qu’il sache s’approprier un sujet (un futur dossier) et en restituer un discours clair et structuré. A Audencia, le jury posera d’ailleurs souvent la question « Pensez-vous que vous avez rendu un exposé structuré ? ». Attention donc à ne pas perdre le jury dans des propos déstructurés, mais montre bien au jury que vous avez un fil conducteur.

Enfin, le candidat ne doit pas hésiter à (déjà) apprendre des choses au jury sur son parcours en illustrant ses propos par des expériences vécues, des « perches » qu’il tendra dès l’exposé au jury afin qu’il puisse rebondir dessus lors de l’entretien de motivation !

Le CV projectif de SKEMA BS

Sans doute le meilleur outil pour préparer ses oraux. Chez PGE PGO, nous conseillons d’ailleurs à nos candidats de le faire pour toutes les écoles préparées. Il s’agit de présenter au jury le CV qui retrace notre passé et les 10 prochaines années (je n’ai pas dit votre CV dans 10 ans !)

Ici, le candidat doit faire très attention à la cohérence de tout ce qu’il écrit. Il doit pouvoir justifier (expliquer, si cela peut vous rassurer) chaque ligne projective, sur lequel le jury pourra l’interroger.

Pour briller à travers le CV projectif, le candidat doit justifier d’une connaissance de SKEMA et des métiers / secteurs / entreprises évoqués plus importantes que les autres candidats. Pour cela, pas de secret, il faut aller plus loin que les traditionnels sites internet, sites admissibles et plaquettes des écoles auxquels tout le monde a accès ! Les bons candidats contacteront des gens de l’école et qui suivent les masters qu’ils envisagent, des diplômés de SKEMA travaillant dans les entreprises qu’il a évoquées sur son CV… Bref, il fera plus que les autres !

A noter que mon expérience de jury à SKEMA m’a permis de noter qu’il est facile de deviner la qualité d’un candidat et son degré de motivation à travers la qualité et la précision de son CV projectif. N’oubliez pas qu’il s’agit du premier contact que le jury aura du candidat, avant même de le voir !

Par Robin Morth, directeur opérationnel et membre de jurys dans plusieurs écoles de commerce.

Evoquer les qualités et les défauts en entretien de motivation

 
 
 
 

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En entretien de motivation, l’objectif fondamental du jury est simplement de connaître la personne en face d’elle. Pour cela, toute question est finalement un prétexte pour découvrir cette personne, ses forces et ses axes d’amélioration. Ainsi, le candidat sera amené tout au long de l’entretien à évoquer ses qualités et ses défauts, et pas simplement pour répondre à la question « Quels sont vos qualités / défauts ? ». Attention cependant, le candidat ne devra évidemment pas traiter les deux de la même manière en entretien. Voici donc nos conseils pour briller sur ces sujets.

1) Les qualités en entretien de motivation

Comment choisir ses qualités ?

Le jury attend du candidat des qualités professionnelles ! Evitez donc les qualités « bêbêtes », du type gentil, poli… Le candidat doit évoquer des qualités qui lui seront utiles dans la sphère professionnelle : rigoureux, créatif, persévérant, réactif…

Attention, l’ordre va également compter et il est très important de bien hiérarchiser ses qualités. Si le jury vous coupe en plein milieu de votre réponse, sans vous laisser le temps d’évoquer les autres qualités, ce serait dommage qu’il soit passé à côté de la principale !

Quand évoquer ses qualités ?

Tout le temps ! Le pire des cas serait de ne parler de ses qualités uniquement quand le jury pose la question au candidat. Ce dernier ne doit pas oublier que toute question est un prétexte pour parler de lui, pour apprendre des choses au jury sur ce qu’il est.

Ainsi, si le jury vous invite à parler d’une de vos expériences, rebondissez après le récit (qui ne doit pas être trop long pour ne pas assommer le jury) sur une qualité que vous avez développée ou mise en application durant cette expérience (se raconter). De la même manière, une question sur les qualités d’un manager doit déboucher sur un parallèle avec vos propres qualités. Il y a donc quasiment autant de raisons de parler de ses qualités que de questions posées.

Comment les évoquer ?

Les candidats, sans doute par pudeur, ont quelques fois du mal à évoquer leurs qualités de peur de passer pour une personne dénuée d’humilité. Pour ne pas passer pour une personne immodeste, la clé est de donner des preuves au jury en puisant dans des expériences passées.

Et là se trouve la clé du discours sur ses qualités pour le candidat : Illustrer par une expérience passée et projeter sa qualité dans une situation future.

Toute qualité doit être prouvée (le jury n’est pas directement obligée de vous croire) par une anecdote passée. De même, le candidat doit rassurer le jury sur le fait que sa qualité ne va pas rester dans la salle d’entretien quand celui-ci la quittera. Ainsi, il devra garantir au jury que dans une situation concrète du futur qui nécessite cette qualité, il saura en faire preuve.

Voici un exemple : « Je suis quelqu’un de rigoureux. D’ailleurs j’ai su parfaitement gérer une période difficile où j’ai dû combiner entre mon passage du Baccalauréat et le championnat de France de Gymnastique qui se déroulait la semaine précédente. J’ai su m’accorder des plages de temps dédiés exclusivement à chacun de ces deux impératifs pour finalement obtenir une mention à l’examen et finir finaliste de ce championnat. Aussi, je saurai plus tard gérer ce type de situation grâce à cette qualité, notamment quand je devrai combiner mes prérogatives dans l’association AIESEC que je veux intégrer, mes partiels et ma recherche de stage ». Ce type d’exemple peut se combiner quelle que soit la question posée par le jury.

2) Les défauts en entretien de motivation

Comment choisir ses défauts ?

Ici le candidat a deux impératifs : éviter les défauts professionnels, à l’instar des qualités ; et les défauts rédhibitoires et les faux défauts. Exit donc les « trop perfectionniste », « gourmand » ou « agressif »…

Quand évoquer ses défauts ?

Ici, il faut activer « l’option cerveau » et ne pas en parler aussi spontanément et régulièrement que ses qualités. Le candidat n’est pas là pour vous tirer des balles dans le pied !

Le candidat ne doit généralement évoquer ses défauts uniquement quand le jury l’en invite : s’il lui pose directement la question ou s’il le questionne sur un échec, une difficulté ou un regret…

Comment les évoquer ?

Il y a une règle pour un candidat qui évoque ses défauts : montrer qu’il travaille dessus pour les corriger. Attention, un défaut ne se transforme que très rarement en qualité, mais le candidat doit montrer au jury qu’il fait ses efforts pour se contrôler.

Comme pour les qualités, le candidat doit retrouver le lien entre le passé, le présent et le futur par la règle du 10-20-70. A chaque fois qu’il évoquera des défauts, le candidat passera 10% du temps à répondre à la question et à expliquer en quelques mots (pas plus !) quel est son défaut. Puis 20% du temps, il l’explicitera par une situation passée où celui-ci s’est manifesté. Enfin, le candidat passera 70% du temps à rassurer le jury sur le fait qu’il travaille dessus (en évoquant une situation passée où il a cette fois réussi à contenir le défaut) et surtout en évoquant une situation future dans laquelle il est conscient qu’il devra maitriser ce défaut.

 

En conclusion, le candidat doit faire en sorte de capitaliser sur ses qualités et de travailler sur ces défauts. De plus, chaque qualité et défaut doit être illustré par un événement passé (pour donner des gages au jury) et projeté dans un événement concret futur, en école ou en entreprise (pour rassurer le jury).

Attention, cela demande beaucoup plus de travail que peuvent penser les candidats. On ne se connait pas facilement soi-même. Une bonne méthode pour travailler ces aspects requiert de demander l’avis à sa famille ou ses amis, qui auront très certainement des choses à raconter !

Par Robin Morth, Directeur opérationnel chez PGE-PGO et membre de jurys de concours dans plusieurs écoles de commerce.

« Présentez-vous » : De l’importance de la première impression

 
 
 
 

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Vous l’avez suffisamment entendu durant la préparation de vos épreuves écrites (synthèses de textes, dissertations, thèmes/versions) : la première impression qu’aura le correcteur sur votre copie est primordiale. Sans surprise, il en est de même pour l’entretien de motivation.

Durant cette épreuve, la présentation que vous ferez de vous-même en début d’entretien (après que les membres du jury se soient présentés) constitue la première impression que le jury aura de vous. Il s’agit donc pour la préparer avec soin. Voici nos conseils pour briller lors de ce moment.

Tout d’abord, il faut être clair sur l’objectif de la présentation. Celle-ci doit permettre au jury d’avoir une vision globale de votre parcours (scolaire et extra-scolaire) et doit donner envie au jury de vous interroger sur vos expériences.

A partir de cela, nous pouvons déjà dégager deux qualités d’une bonne présentation :

  • Structurée : il ne s’agit en effet pas de perdre le jury en lui parlant d’un sport, puis d’un emploi, puis encore d’un sport, puis de nouveau d’un emploi…
  • Dynamique : le candidat doit montrer au jury qu’il veut lui faire passer un bon entretien. Ainsi le sourire et le dynamisme dans ce discours d’environ 1’30 est essentiel, surtout à la fin quand le candidat évoque éventuellement ses motivations pour rentrer dans l’école

Ensuite, la présentation, si elle n’est régie par aucun cadre, prend très souvent la forme suivante :

1) Identité (Prénom, Nom, éventuellement âge)

2) Parcours Scolaire (actuel, le baccalauréat intéresse souvent peu le jury sauf s’il s’agit d’un baccalauréat spécial)

3) Activité extra-scolaires, qu’il faudra hiérarchiser de la plus importante à la moins importante pour vous, et que nous pouvons sub-diviser en 5 grandes catégories :

  • Expériences professionnelles
  • Expériences associatives
  • Hobbies/Passions (Musique, Théâtre, Cinéma, Littérature, Collections diverses…)
  • Sports pratiqués
  • Voyages

Il ne s’agit pas ici d’en dire pas assez (« j’ai fait du football ») ou trop (« j’ai fait du football au poste d’attaquant durant 13 ans, de 9 ans à 22 ans. J’y ai évolué au Poitiers Football Club, d’abord au niveau régional, puis national. Cela m’a permis de développer (…) »). Dans le premier cas car cela n’appâte pas le jury suffisamment pour lui donner envie de vous en parler, dans le second cas car vous faites à la fois les questions et les réponses et le jury n’aura plus envie de vous en parler (il est dommage de faire 2 minutes dessus en présentation alors que vous pourriez en parler plus longtemps par la suite).

Nous conseillons de simplement contextualiser chaque expérience : Quoi, Où, Quand, Combien de temps + éventuellement des éléments de contexte qui donnent de la valeur à votre expérience (pratique de la compétition, représentations devant un public, capitanat, séjour linguistique…) ; sans jamais analyser ou détailler l’expérience (cela viendra plus tard dans l’entretien).

4) Phrase de conclusion

La plupart des étudiants terminent la présentation de deux manières : « … et voilà » (après un silence gêné de 15 sec) ou bien par la sempiternelle phrase qui agace le jury « et je suis ici pour vous montrer toute ma motivation à rejoindre votre école ». Cette dernière phrase est bancale pour deux raisons :

  • Dire qu’on est motivé paraît le minimum. Ce qui intéresse le jury sont surtout les raisons de cette motivation.
  • « votre école » laisse penser que vous répétez cette phrase à tous vos entretiens, et fait passer votre discours pour une poésie répétée à la lettre, tout ce qu’on essaie d’éviter en entretien en somme !

Nous conseillons donc au candidat d’utiliser la fin de la présentation pour lancer le jury sur un thème sur lequel il souhaite démarrer l’entretien (une zone de confort). Par exemple, s’il souhaite commencer en parlant de ses qualités, il pourra très bien dire « et j’espère vous montrer durant cet entretien mes qualités qui permettront de m’exprimer à NEOMA puis durant ma carrière ». Ici, dans 8 cas sur 10, le jury lui posera la question « et quelles sont vos qualités ? ». Il n’est pas interdit d’être malin !

D’autre part, nous déconseillons de parler du projet professionnel en présentation, sauf pour les candidats qui sont très à l’aise avec celui-ci. D’abord parce que ce sera un thème quoi qu’il arrive abordé en entretien même s’il est absent de la présentation (ce qui n’est pas le cas de vos expériences !), d’autre part car le jury a tendance à commencer l’entretien là-dessus (il s’agit de sa zone de confort à lui !) si vous l’évoquez durant la présentation. Et chez PGE PGO, nous préférons que nos étudiants utilisent les premières minutes de l’entretien et entrent dans l’entretien en parlant des sujets sur lesquels ils sont à l’aise (pourquoi l’école, leurs qualités, leurs expériences…) plutôt que du projet professionnel.

Ainsi, la présentation doit permettre au jury d’avoir des éléments sur votre parcours qui seront abordés en entretien. Ne parlez pas trop vite durant celle-ci, pour laisser au jury le temps de noter ce que vous dites (vous ne parlez pas pour vous !). Il s’agit de la seule partie de l’entretien qui se répétera quasiment à 100% de la même manière à chaque entretien (le jury n’a pas commencé à parler), et il est donc impensable de ne pas maîtriser totalement un discours sur lequel vous n’êtes pas encore attaqué ; cela fera très mauvaise impression !

Nous vous conseillons enfin de ne pas écrire votre présentation, car cela risquerait de vous enfermer dans des phrases types et de « robotiser » le discours le jour J. Sauf éventuellement pour la phrase de fin, raisonnez par bullet points si vous voulez poser par écrit votre présentation. Vous maîtriserez ainsi l’enchaînement tout en restant naturel dans le discours !

Alors… au boulot !

Par Robin Morth, directeur opérationnel de PGE-PGO et membre de jurys de concours dans plusieurs écoles de commerce.

Bien choisir ses thèmes d’actualité en entretien de motivation

 
 
 
 

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Un candidat aux écoles de commerce est un futur cadre qui sera très probablement amené à travailler dans un contexte international. Quel que ce soit ce contexte, un cadre se doit d’être renseigné un minimum sur ce qu’il se passe dans le monde. Cette connaissance l’aidera d’ailleurs à appréhender ses actions en prenant en compte les contextes de chaque pays.

Se tenir au courant, rester attentif au monde qui nous entoure est une preuve de notre curiosité.

Les entreprises valorisent de plus en plus cette curiosité car elle est la source de notre créativité et que cette qualité est désormais indispensable pour s’adapter/anticiper un monde qui bouge de plus en plus vite.

Imaginez un consultant junior chez son client, généralement une entreprise du CAC 40. En avance pour le comité de suivi du projet, il se retrouve seul en tête à tête avec le directeur financier. Il doit donc faire la conversation en attendant son chef de projet ainsi que les autres participants de la réunion. Quel sera leur sujet de discussion ? L’actualité ! Et quoi de pire pour décrédibiliser le cabinet de conseil qui envoie un jeune consultant en mission qu’une personne incapable de tenir une conversation courante ?

Toutes ces raisons incitent les écoles de commerce à tester la connaissance de l’actualité des candidats.

Afin de bien préparer les questions d’actualité susceptibles d’être posées en entretien, voici quelques conseils.

1) Tenez-vous au courant de l'actualité en continu

Vous passez en entretien à 9h40 et le jury vous demande « Que s’est-il passé dans l’actualité ce matin ? ».

Rien de plus simple : pour être toujours au courant de l’actualité, abonnez-vous aux actualités des journaux via Facebook ou Twitter : Courrier International, le Monde, Challenge, etc. Vos verrez apparaître dans votre fil d’actualité les dernières nouvelles, et vous serez toujours au courant des dernières nouvelles.

2) Choisissez 2 ou 3 thèmes d'actualité en lien avec VOS EXPERIENCES

Chaque question en entretien de personnalité est un prétexte pour apprendre à mieux vous connaître. Soyez donc malin et choisissez un thème en lien avec vos centres d’intérêts, expériences professionnelles, associatives etc. L’idée ici est d’amener le jury vers vos zones de conforts, à savoir vers des expériences que vous avez appris à mettre en avant.

Par exemple, si vous êtes particulièrement intéressé par l’Iran, choisissez un thème d’actualité en lien avec le pays. Si le jury vous questionne un peu sur cette actualité, vous serez, a priori, mieux placé que lui pour en parler et ne pourrez donc pas vous laisser déstabiliser. Vous pourrez également prouver votre connaissance du pays.

3) Evitez les thèmes dont tout le monde parlera

Les jurys entendent à longueur de journée les mêmes évènements. Ce sont généralement les évènements marquants de l’année (les attentats, l’Etat Islamique, Nuit debout, Panama Papers, le traité TAFTA etc.) et ce sont généralement des évènements complexes que vous ne maîtrisez pas totalement.

A moins que le jury ne vous demande votre avis sur un fait marquant de l’année, choisissez plutôt de présenter un thème sur lequel vous êtes à l’aise, et qui vous permet de tendre des perches vers votre parcours.

4) Soyez néanmoins capable de vous positionner sur les thèmes d'actualité du moment

S’il est plus judicieux de préparer un thème en lien avec vos expériences, le jury peut vous demander votre avis sur un thème d’actualité précis. Ce n’est pas parce qu’il s’agit d’un entretien de personnalité que le jury en vous posera pas des questions sur votre connaissance de l’actualité.

Vous devez donc faire des fiches sur tous les grands faits d’actualité, afin d’être en mesure de les présenter, de les illustrer et de vous positionner. Nous conseillons également à nos étudiants de ficher les dossiers de culture générale qui se trouvent sur l’intranet PGE-PGO et qui portent sur les grands thèmes de cette année (COP 21, Euthanasie, crise de l’euro, devoir de mémoire…).

5) Et si vous séchez sur une question d'actualité ?

Dans le cas où je jury vous poserait une question à laquelle vous n’avez pas la réponse, vous pouvez toujours dire ce que vous savez sur ce sujet et avouer que vous manquez de connaissances. En revanche, mettez directement en avant un sujet qui vous aurait particulièrement intéressé!

Cela démontre quand même que vous vous tenez au courant, et que vous savez aussi rebondir lorsque l’on vous met en difficulté.

Pour conclure, plus qu’une question piège, la question d’actualité est nécessaire puisqu’elle permet de s’assurer que les candidats aux écoles feront des futurs cadres avec une certaine culture et discussion. En entretien, chaque question est un prétexte pour apprendre à mieux connaître le candidat. La question sur un thème d’actualité n’y échappe pas, et le candidat a donc tout intérêt à sélectionner, chaque jour, un ou deux thèmes d’actualité qui l’a marqué LUI, par rapport à son parcours. Néanmoins, tout bon candidat se doit de se tenir informé quotidiennement des dernières nouvelles et savoir débattre sur les grands thèmes d’actualité.C’est d’ailleurs ce travail de long terme d’envois de revues de presse et de dossiers de Culture Générale qui permet aux étudiants de PGE PGO de briller lors de cette situation en entretien !

Si vous avez manqué d’inspiration sur une question et que vous avez l’impression d’avoir été piégé, c’est sur les prochaines questions qu’il faudra vous battre !

Par Elora Beaulieu, directrice pédagogique chez PGE-PGO, membre de jury de concours dans plusieurs écoles de commerce.

Les 5 qualités d’un candidat qui intègre

 
 
 
 

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L’entretien de motivation est doublement important. Par son coefficient et son écart-type élevés, il permet au bon candidat d’avoir la quasi certitude d’intégrer l’école, quel que soit son rang d’admissibilité !

Mais à quoi reconnait-on un bon candidat à l’entretien de motivation ?

Il ne pense pas à la place du jury

Trop d’étudiants se projettent une fausse image de l’entretien de motivation et imaginent qu’il existe pour cette exercice des bonnes réponses uniques que le jury attendra constamment. Or, c’est tout l’inverse : le jury attend VOTRE réponse.

Un bon candidat est ainsi quelqu’un qui ne se posera jamais la question « Qu’est ce que le jury veut entendre exactement ici ? » et ne répondra jamais donc en fonction. Il donne toujours SES réponses, tout en prenant soin de bien les justifier.

Cela concerne quelques questions en particulier : le sujet d’actualité (le jury n’attend pas forcément LE sujet qui fait la une des journaux !), le projet professionnel (assumez-vous ! le jury ne juge pas le projet mais la cohérence entre vous, l’école et votre projet), les qualités (il n’existe pas UN profil d’étudiants en ESC…).

Il ne raconte pas, il se raconte

Un bon candidat sait que toute question posée par le jury est un prétexte pour parler de lui. Ainsi, quand il raconte une expérience passée, il n’oublie pas de dire des choses sur lui, des qualités tirées, des défauts corrigés, des leçons apprises, un projet mûri… Il sait donc que finalement, les expériences intéressent moins le jury que le recul pris sur cette expérience, et la maturité montrée par le candidat !

Le candidat idéal évite donc les discours impersonnel et ne multiplie les « on », « ils », « nous »… car il n’y a que lui que le jury veut intégrer !

Il rassure le jury

Un candidat qui intègre rassure constamment le jury sur son futur… en école comme en entreprise ! Finalement, il sait que son passé et son présent (ce qu’il a fait et ce qu’il est) doivent servir à rassurer le jury sur son adaptation dans l’école (en stage, dans les associations, en échange…) et en entreprise !

Le bon candidat fera donc régulièrement des liens avec le futur en assurant au jury que ses qualités ne resteront pas ad vitam aeternam dans la salle d’entretien mais le suivront et lui serviront bien dans le futur !

Il connait l’école de commerce

Un candidat idéal connait mieux l’école de commerce que ses concurrents… car il s’est mieux renseigné ! En effet, il sait que pour avoir des informations plus détaillées sur l’écoles (les cours, cursus, échanges, associations…) il doit discuter en amont avec des gens de l’école et non se contenter des sites internet et site admissible, disponibles pour tous les étudiants !

Ainsi, le bon candidat sait que l’aspect professionnel en école ne concerne pas uniquement les stages, mais aussi les études de cas, les intervenants professionnels, les conférences…

De la même manière, il sait que l’international n’est pas l’apanage des échanges académiques, mais bien aussi des étudiants étrangers sur le campus, des enseignants étrangers…

Enfin, il sait que dans les yeux d’un jury, un étudiant mieux renseigné est un étudiant plus motivé !

Il fait passer un bon moment au jury

Un bon candidat sait que le jury est là pour passer une journée agréable et qu’il voit toute la journée des candidats souvent très stressés et donc peu enthousiasmants ! Il fait donc en sorte de sourire dans les moments importants de l’entretien, de ne pas cacher sa motivation à intégrer l’école, à être enthousiaste le plus souvent…

Il se doute que si le jury hésite entre deux notes à son sujet, il lui mettra – consciemment ou non – la note la plus élevée des deux car il a finalement passé un bon moment !

Par Robin Morth, directeur opérationnel de PGE-PGO et membre de jurys de concours dans plusieurs écoles de commerce

01 87 66 00 50 / 06 66 89 62 63
contact@prepagrandesecoles.fr

TéMOIGNAGES

J’ai suivi la formation top5, et suis entièrement satisfait. Ma formation était complète, avec un grand suivi, et beaucoup de bonne humeur et de plaisir à former de la part des intervenants. Cette formation m’a permis de décrocher l’emlyon, mon objectif principal.

— Benjamin GRANGE (emlyon)

Je souhaiterais remercier l’ensemble de l’équipe PGE PGO. Vous m’avez véritablement aidé et accompagné dans ma préparation aux concours d’entrée en école de commerce post bac.

— Romain Durant (ESSCA)

Merci beaucoup pour votre préparation d’une très grande qualité. Elle m’a donné des conseils essentiels pour réussir. 

— Anabelle Seguret (Sciences Po Paris)

Cette année était plutôt compliquée, dû au stress. J’ai pu grâce à PGE-PGO me confronter aux concours pour mieux me préparer. Je tiens à remercier tous les professeurs qui nous ont accompagnés.

— Coline Dutartre (Sup’Biotech, concours Advance)

Merci à PGE PGO et ses professeurs merveilleux et passionnés pour cette préparation de qualité qui m’a motivé même chez moi à tout donner pour réussir les concours

— Julien Meli (IESEG)

Merci beaucoup pour vos conseils et astuces pour les écrits ou les oraux ! Je n’aurais pas eu ces superbes résultats sans PGE ! Il y avait une entraide entre les étudiants et l’équipe était bienveillante et toujours disponible !

— Laetitia Pereira (emlyon BS)

Les préparations de l’écrit et de l’oral ont été géniales dans le sens où elles ciblent parfaitement ce que demande les écoles.

— Edouard le Barazer (EDHEC)

Merci beaucoup pour cette année qui m’a permis de réussir dans ce que je souhaitais mais qui m’a également permis de prendre confiance en moi ! 

— Constance Cabibel (Grenoble EM)

Excellente formation, excellent entraînement, une équipe pédagogue et à l’écoute ! Merci pour le soutien et le professionnalisme !

— Margot Lautard (PSB)

J’ai fait PGE PGO pour préparer SciencesPo Paris, et j’ai trouvé la prépa géniale ! Les profs sont vraiment passionnés, les cours sont supers autant sur la méthode que sur le fond. Il y a un accompagnement personnalisé.

— Naoufel Debeche (Sciences Po Paris)

Cours précieux pour les écrits comme pour les oraux.

— Hugo Hazon (EDHEC)

Merci à PGE PGO grâce à qui j’ai pu intégrer Grenoble avec un joli 20 à l’oral 😁

— Thomas Bodart (Grenoble EM)

Les stages PGE PGO m’ont permis de découvrir les concours et de les travailler dans chaque discipline. La réussite des étudiants est réellement prise au sérieuse. Les professeurs étaient très agréables et c’était important pour eux de nous expliquer chaque point de cours. Ces stages m’ont permis d’obtenir l’école d’ingénieur de mon choix. Merci à eux !

— Mathilde Vert (ESEO, concours Puissance Alpha)

Excellent staff et accompagnement, intégration à l’EM Lyon à l’issue de celle-ci.

— Léonard Racon (emlyon)

PGE-PGO m’a énormément servi pour obtenir mon école, c’est certain : sans, cela aurait été beaucoup plus difficile d’obtenir mes concours. Les cours sont de qualité et il y a de très bons encadrants.

— Tanguy Morisseau (ESSCA)

Merci pour la qualité de votre préparation qui m’a permis d’être acceptée à Kedge BS, EM Normandie, ESCE, IPAG and ESSCA.

— Lou Bayle (Kedge BS)

Très bon suivi, j’ai eu l’EDHEC qui était mon 1er choix. Merci beaucoup, je recommande.

— Achille Paschos (EDHEC)