Bien choisir son école de commerce

Vous venez de vous décider à intégrer une école de commerce cette année ou l’année prochaine ?

Vous venez de recevoir vos résultats d’admissibilité ?

Cet article est fait pour vous !

 

Dans cet article, nous vous donnons 7 conseils pour bien choisir votre future école de commerce.

Chez PGE-PGO, nous sommes presque tous passés par une école de commerce, cet article se base donc sur notre vécu mais aussi et surtout sur notre expertise car nous avons préparé aux concours plus de 10 000 étudiants et les avons guidés dans leur choix. N'oubliez pas que réussir ses études passe par le travail personnel mais passe aussi par le fait de faire les bons choix. 

 

Conseil n°1 : Assurez-vous que l’école est compatible avec votre projet professionnel

N’oubliez pas que l’objectif d’une école de commerce est de vous amener à un métier. Votre choix d’école doit d’abord se faire sous ce prisme là, et ce même si votre projet professionnel peut être amené à évoluer.

Posez-vous la question : « Comment chaque école, concrètement, peut m’accompagner dans mon projet ? »

Voici quelques critères à prendre compte pour vous assurer de la compatibilité de l’école avec votre projet professionnel :

  • Le diplôme délivré. Pour les étudiants de Terminale : de quel type de diplôme il s’agit ? D’un Bachelor ? D’un BBA ? D’un Master ?
  • Les spécialisations proposées. Regardez les spécialisations qui vous intéressent et creusez la maquette pédagogique : en quelle langue ? Combien de temps ? Quelles places pour les relations entreprises ? Y a-t-il des étudiants étrangers ? etc…
  • Les échanges internationaux possibles. Est-il question de campus de l’école à l’étranger ou des échanges universitaires ? Parmi les régions du monde qui vous attirent, l’offre est-elle fournie ? Quels sont les quotas ? Quels sont les pré-requis pour entrer dans les échanges souhaités ? Quels sont les doubles diplômes possibles à l’étranger ?
  • Les partenariats avec des institutions françaises. Quelles sont les possibilités de doubles parcours qui vous intéressent ? Ces doubles parcours sont-ils possibles dans telle ou telle école ? Ex : EDHEC – Droit / Audencia – Sc Po ou IFP / etc…
  • Les entreprises partenaires. Quelles sont-elles ? Sont-elles nombreuses ? Comment cela se traduit dans les faits : les entreprises partenaires sont-elles présentes aux forums entreprises ? Partenariat avec un Master en particulier ? Animation de conférences ?

 

Conseil n°2 : Assurez-vous que vous trouverez votre bonheur dans les associations de l’école

S’il y a bien quelque chose qui rythme la vie d’un étudiant d’une école de commerce, c’est la vie associative ! En parallèle de vos cours, c’est votre rôle dans une ou plusieurs associations qui vous prendra du temps. S’investir dans une association en école est bon moyen de se faire des amis mais aussi de se professionnaliser, c’est pour cela que les écoles accordent beaucoup d’importance à la vie associative.

Pour chaque école, il faudra vous renseigner sur les différentes associations qui rythment la vie de l’école et vous poser ces questions :

  • Y en a-t-il pour tous les goûts ?
  • Y a-t-il assez d’associations pour tout le monde ?
  • Est-il possible de faire partie de plusieurs associations ?

Attention, il ne faut pas que le critère associatif soit votre premier critère de sélection. En effet, même si les associations portent des noms différents selon les écoles, l’offre associative est globalement la même. Mais regardez quand même comment s’organise les associations qui vous intéressent et quelles sont leurs prérogatives ? Par exemple, un Bureau des Sports d’une même école n’a ni le même budget, ni le même champ d’action, ni les mêmes événements à organiser…

Conseil n°3 : Renseignez-vous sur le réseau Alumni

Un réseau Alumni se compose des anciens élèves d’une école, à partir du moment où vous êtes diplômés : vous faites partie de ce réseau. Ce réseau peut présenter plusieurs avantages : accroitre la renommée de l’école en France et à l’étranger, favoriser les retours d’expérience entre diplômés et étudiants, faciliter la recherche d’emplois des étudiants et des jeunes diplômés… et bien d’autres avantages encore !

Pour vous assurer que vous profiterez de ces avantages, posez-vous les questions suivantes : 

  • De combien d’anciens élèves ce réseau est-il constitué ? (Cela peut varier considérablement d’une école à une autre !)
  • Comment le réseau des anciens est-il organisé ?
  • Y a-t-il un service dédié au développement et à la gestion du réseau des anciens au sein de l’école ?
  • Est-il implanté dans des zones géographiques que vous visez ?
  • Vous permet-il d’entrer facilement en contact avec les anciens étudiants ?
  • Vous permet-il de rencontrer régulièrement les anciens étudiants ?
  • Après la diplomation, ce réseau organise-t-il des événements pour retrouver vos anciens camarades de promotion ?

 

Conseil n°4 : Informez-vous sur les possibilités d’entreprendre au sein de l’école

Vous avez déjà un projet dans la tête où vous cultivez l’idée d’un jour créer votre entreprise et vous vous dîtes : pourquoi pas en école de commerce ? Il vous faudra absolument vous renseigner sur les possibilités qu’offrent les écoles sur ce point. Toutes les écoles favorisent d’une manière ou d’une autre l’entreprenariat mais toutes ne mettent pas le même accent dessus ou ne proposent pas de parcours spécifique.

 

Si l’entreprenariat vous intéresse, informez-vous sur les points suivants : 

  • L’école dispose-t-elle d’un incubateur ?
  • Le partage-t-elle avec une autre école ? (Par exemple, Audencia partage son incubateur avec Centrale Nantes)
  • Est-il possible de l’intégrer dès la première année ?
  • Quelles sont les conditions pour l’intégrer ?
  • Existe-t-il des parcours spécifiques pour les personnes qui souhaitent entreprendre en école ?
  • Quelles sont les aides (administratives, financières…) mises à disposition ?

 

Conseil n°5 : Faites confiance à votre instinct

Après avoir pris ces différents critères en compte, vous pouvez intégrer à la réflexion des sensations, des jugements plus irrationnels. Par exemple, des ressentis après un salon étudiant ou des journées portes ouvertes. C’est un premier contact avec les écoles avant les oraux. C’est la première occasion pour vous d’échanger avec des élèves de l’école, des professeurs, des membres de l’administration ou des anciens élèves. Souvenez-vous bien de ce que vous avez ressenti à ce moment-là et la sensation que ce moment vous a donné. Avez-vous apprécié l’échange ? Ce qu’on vous a dit de l’école vous a-t-il plu ? Voulez-vous en savoir un peu plus ?

Mais le vrai moment où vous allez pouvoir vous faire une idée de l’ambiance dans l’école, découvrir les campus, la ville : c’est au moment des oraux ! C’est une étape clé pour vous, vous passerez vos entretiens de motivation et vos oraux de langues, il faudra donc être bien préparés. Mais les oraux ce n’est pas seulement des épreuves, c’est une découverte ! Pendant 1 ou plusieurs jours, vous serez en immersion dans cette école, vous découvrirez les campus, les villes qui les entourent, les élèves qui sont dans les écoles et vous pourrez leur poser toutes les questions que vous voulez ! C’est à ce moment-là que votre choix se fera quand vous hésiterez entre deux écoles équivalentes : cela se fera grâce au feeling ressenti pendant les oraux.

Alors parfois, il faut savoir écouter son cœur, en prenant quand même en compte que cela ne projette absolument rien de vos prochaines années dans cette école et dans cette ville.

Mais n’oubliez pas que tout ce qui est irrationnel ne doit pas rentrer seul en ligne de compte, même si cela doit avoir un poids.

 

Conseil n°6 : Dédramatisez le choix d’une école

Vous attendez les résultats avec un impatience et vous avez travaillé dur pour intégrer l’école de vos rêves, mais sachez une chose : le choix d’une école, le refus d’une école, ne conditionne pas la vie professionnelle ! Rien n’est décidé à 20 ans, quand vous choisissez (et donc refusez) une école de commerce, cela ne présage en rien de votre vie et réussite professionnelle.


Si vous êtes bons en école, dans vos premiers jobs, vous réussirez la carrière que vous méritez. L’école ne conditionne jamais une carrière. Donc d’une certaine manière, dédramatisez ce choix.
Et à l’inverse, si vous ne profitez pas des opportunités offertes par l’école, aussi bonne soit-elle, et que vous êtes dilettante sur les stages ou 1er jobs, vous serez ensuite en difficulté.

N’oubliez pas : c’est ce que l’on fait de son école qui est important !

Maintenant, cela n’empêche que le choix d’une école n’est jamais anodin, puisqu’elle conditionne votre vie dans les 3 ou 4 prochaines années et votre réseau et amitiés à vie.

C’est pourquoi ce choix doit être pensé et éclairé, d’abord sur des éléments concrets (académique, professionnelle, associatif), et ENSUITE, sur des éléments plus irrationnels (ambiance de l’école, situation de la ville…)

 

7 - Évitez certaines erreurs

 

  • Choisir une école uniquement en fonction de la ville (proximité de chez vous…)
  • Eliminer une école par des rumeurs ou jugements, sans avoir creusé l’offre pédagogique
  • Ne choisir une école que pour ces grades (AACSB, EPAS, AMBA, EQUIS). Ce sont des éléments trop intangibles pour vous. Une école triplement accréditée peut ne pas vous convenir, à l’inverse d’une dont il manque une accréditation.
  • Choisir en fonction du seul classement, même si cela reste un indicateur

 

Concernant les classements :

  • Une école classée 3ème justifie quand même son classement par rapport à une école classé 15 ou 20.
  • Donc pour un écart significatif, si vous hésitez entre deux écoles, il faut quand même prendre en compte le classement
  • Si un écart n’est pas significatif (<5 places) alors, n’y accordez pas une importance démesurée
  • Il faut raisonner en termes d’opportunité, une école classée 3ème va proposer plus d’opportunités à ses étudiants qu’une école classée 25ème. MAIS, si un étudiant saisit toutes les opportunités dans une école moins bien classée, par rapport à un étudiant qui ne fait rien dans une bonne école, alors il sera exactement au même stade que lui si ce n’est même dans de meilleures conditions pour construire sa carrière.

 

Dans tous les cas, vous serez heureux en école. Profitez de ces moments, de ces années avant d’entrer dans la vie active et dans l’âge adulte, car vous avez plein de choses à y construire. Optimisez ces années de passage !

 

Votre choix sera le bon.

 

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Bien choisir son école d’ingénieurs

Vous êtes attiré(e) par les études scientifiques et souhaitez vous orienter vers une école d’ingénieurs. Là commence le parcours du combattant pour savoir quelles écoles correspondent à vos envies et vos attentes, et par conséquent quels concours passer.

Mais comment choisir son école d'ingénieurs ? Pour vous aider dans vos choix, PGE-PGO, institut de préparation aux concours, à dresser une liste de critères à prendre en compte pour faire votre sélection de façon organisée et réfléchie.

Ingénieur, quèsaco ?

Pour commencer, clarifions ce que revêt comme réalité le mot ingénieur. En effet, il s’agit plus d’un titre que d’un métier, et il conduit à une grande diversité de professions dans les domaines technique et scientifique, et dans différents secteurs d’activité (Télécoms réseaux, environnement, informatique, finance, aéronautique…).

Hormis les formations courtes comme les licences scientifiques à l’université, les BTS ou les IUT scientifiques, la plupart des cursus ingénieur se déroule en 5 ans avec la possibilité de compléter par un MBA ou un Master spécialisé.

Prépa ou pas prépa ?

Si vous visez les écoles en haut des classements et êtes prêt à travailler très intensivement, à mettre de côté votre vie personnelle pendant 2 ans, et si vous avez une bonne capacité à gérer votre stress, alors vous pouvez envisager de postuler aux classes préparatoires grandes écoles (CPGE).

Si vous ne vous sentez pas armé ou suffisamment motivé pour entreprendre ces classes prépa, vous pourrez alors vous orienter vers une école d’ingénieur post-bac, avec « prépa intégrée », qu’elle soit publique ou privée.

Comment choisir son école ?

Il vous faudra tout d’abord déterminer si vous souhaitez vous diriger vers une école qui présente une spécialisation (électronique, biologie, BTP…) ou une école généraliste qui propose un cursus commun sur les 3 premières années puis une spécialisation.

Par la suite, vous devrez étudier les 6 critères suivants et les croiser en fonction de vos priorités, pour établir la liste des écoles cibles :

- La dimension pédagogique (longueur du parcours, nombre d’heures de cours par semaine, nombre d’étudiants encadrés par 1 personne, profil des intervenants…)

- La dimension professionnelle (nombre et durée des stages, alternance possible, partenariats avec des entreprises, réseau alumni, niveau de rémunération, les débouchés…)

- La dimension internationale (cours en langue étrangère, campus et/ou partenariats avec d’autres établissements à l’étranger…)

- Les éléments de la reconnaissance (notoriété et image de l’école, place dans les classements, reconnaissance « Commission des titres d’ingénieur », appartenance à la conférence des Grandes Écoles, le diplôme d'ingénieur délivré…)

- Le coût de la scolarité et les éventuels frais de vie si vous choisissez une école loin de votre domicile. Vous étudierez également les possibilités de bourse et leurs critères d’attribution

- L’école en elle-même : campus en centre-ville ou en périphérie, dynamisme économique de la région, locaux et équipements (laboratoires de recherche)

Une fois que vous aurez étudié ces critères objectifs pour établir votre « short-list », vous pourrez aussi faire confiance aux impressions que vous vous serez forgées lors des portes ouvertes – nous vous invitons vivement à vous y rendre – et au(x) coups de cœur que vous aurez ressentis(s) pendant les oraux.

Alors, comment choisir son école d'ingénieurs ? Vous avez toutes les réponses maintenant pour faire votre choix, et ce sera le bon ! 

Bonne sélection !

Article initialement publié dans Ouest France, le 05/03/2020 : https://www.ouest-france.fr/education/etudiant/ecoles-ingenieurs/comment-bien-choisir-son-ecole-d-ingenieur-6766387

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Les critères de choix d’une école de commerce

Vous souhaitez passer les concours des écoles de commerce ? Pour bien faire votre choix d’écoles, vous vous rendrez aux portes ouvertes des écoles ; vous passerez du temps dans les salons pour pouvoir avoir des informations et faire votre choix. Mais au-delà, comment faire son choix parmi plus de 200 écoles de commerce en France ? A PGE PGO, nous vous donnons quelques critères sur lesquels vous pouvez vous appuyer !

 

Critère n°1 : L’excellence académique

 

Les écoles de commerce ne sont pas toutes reconnues de la même façon. Les écoles de commerce qui dépendent des Chambres de commerce et d’industrie sont reconnues par l’Etat. Les écoles privées, quant à elles, ne le sont pas forcément car elles ne sont pas contrôlées par l’Etat. Elles sont évaluées par leur rectorat sur certains critères : corps enseignant, pédagogie, infrastructures, gestion financière... Cela n’exclut pas qu’elles peuvent être reconnues par l’Etat et le Ministère de l’Enseignement Supérieur.

Le graal pour attester de la qualité de l’école de commerce est son appartenance à la Conférence des Grandes Ecoles, une association qui comprend 227 Grandes écoles (ingénieur, management, architecture, design, institut d’études politiques…) toutes reconnues par l’État, délivrant un diplôme de grade master.

 

Nous vous conseillons donc de prendre en compte l’excellence académique de l’école, notamment sa reconnaissance par l’Etat. Cela vous ouvrira plus de portes, si vous souhaitez poursuivre vos études ou vous donner les meilleures chances de trouver du travail à la sortie d’école.

 

L’excellence académique comprend aussi d’autres aspects sur lesquels vous devrez vous pencher pour faire votre choix :

 

  • Le contenu des programmes
  • Les spécialisations proposées
  • Les partenariats avec d’autres écoles
  • Le nombre d’étudiants par classe
  • Les labels (Equis, EPAS, AMBA, AACSB)

 

Critère n°2 :  L’ouverture sur l’international

 

L’international est très recherché des étudiants qui souhaitent intégrer une école de commerce. Une école de commerce vous offre normalement l’opportunité de réaliser des échanges et des stages à l’étranger. L’ouverture internationale ne rime pas seulement avec des voyages, elle rime aussi avec l’environnement dans lequel vous serez en école. En effet, certaines écoles accueillent de nombreux étudiants étrangers sur leur campus et proposent également des cursus 100% en anglais.

 

Ainsi, nous vous conseillons de vous intéresser aux éléments suivants :

 

  • La durée des échanges internationaux
  • Les spécialisations proposées sur un continent
  • Le pourcentage d’étudiants étrangers sur le(s) campus français
  • Présence de campus de l’école à l’étranger
  • Possibilité de suivre un cursus 100% en langue anglais

 

Critère n°3 : L’excellence professionnelle

 

C’est un critère très important, tout aussi important que la reconnaissance de l’école par l’Etat. Avant de faire votre choix, il faudra vous assurer que l’école vous permettra de vous former à votre futur métier, grâce aux cours, et grâce aux stages ou à l’alternance de façon plus concrète. Il faut aussi vous assurer que l’école que vous souhaitez intégrer est reconnue par les entreprises que vous visez après votre diplomation. Allez jeter un œil sur les profils LinkedIn des anciens étudiants de l’école pour voir dans quelles entreprises ils ont travaillé ou ils travaillent actuellement. Mais pas de panique, en intégrant une école de commerce, vous vous assurez de trouver du travail rapidement.

 

Pour vous assurer de l’excellence professionnelle de l’école, renseignez-vous sur les points suivants :

 

  • Nombre et durée des stages
  • Accompagnement à la recherche d’un stage
  • Partenariats avec les entreprises
  • Puissance du réseau alumni
  • Taux d’insertion professionnelle
  • Niveau des salaires à la sortie d’école

 

Critère n°4 : Le coût de la scolarité

 

Une école de commerce est un investissement conséquent, vous devez en être conscient ! Le prix varie d’une école à une autre mais le prix moyen est de 40 000 euros pour 3 ans si vous intégrez en Bac+2 (concours BCE, Ecricome, Tremplin, Passerelle). Lorsque vous êtes admis à une école et que vous n’êtes pas en capacité de payer seul l’école, vous pouvez vous tourner vers les banques pour contracter un prêt étudiant. Ce n’est pas exceptionnel et beaucoup d’étudiants le font pour payer leur scolarité : pas de panique, vous rembourserez ce prêt à la sortie de votre école. En plus de ces prêts, il peut exister des aides spécifiques à chaque école qui peuvent vous permettre d’alléger ces frais. Enfin, le meilleur moyen pour payer le moins possible et de faire une alternance le plus tôt possible : vos frais de scolarité sont pris en charge et vous êtes rémunéré.

 

Pour pouvoir être au clair sur le coût de votre scolarité, nous vous conseillons de prendre en compte les points suivants :

 

  • Le coût de chaque année d’étude dans l’école
  • Les différentes bourses et les critères d’attribution
  • La possibilité de faire une alternance
  • Partenariat avec des banques pour l’obtention d’un prêt
  • Soutien des anciens dans le financement des études

 

Critères n°5 : La position géographique de l’école

 

Ne nous le cachons pas, les lieux d’implantation de l’école sont très regardés par les étudiants. Avant de choisir votre école, renseignez-vous bien sur la ville ou les villes dans laquelle / lesquelles elle se trouve. N’hésitez pas à aller visiter avant de faire votre choix, car vous allez y passer du temps, surtout la première année !

 

Renseignez-vous sur :

 

  • La ville où se trouve le campus de l’école
  • La position géographique du campus : centre-ville ou périphérie ?
  • Le coût de la vie (loyer, nourriture…) dans la ville d’implantation de l’école
  • La facilité de logement (est-ce la guerre pour avoir un appartement ?)
  • Le dynamisme économique de la région

 

Critère n°6 : Le dynamisme associatif de l’école

 

S’il y a bien une chose qui caractérise la vie en école de commerce, ce sont les associations ! Elles rythmeront votre vie étudiante : elles vous permettront de rencontrer de nouveaux camarades, de vous former en travaillant sur des missions concrètes. Avant de choisir votre école, regardez bien les associations qui sont actives, n’hésitez pas à consulter pour cela les guides des associations sur les sites internet des écoles. N’hésitez pas non plus à échanger avec des étudiants de l’école pour savoir si chaque étudiant a la possibilité d’être dans une association !

 

Voici ce qui est important à savoir :

 

  • Le nombre d’associations dans l’école
  • Diversité des associations
  • Dynamisme de la junior entreprise
  • Possibilité pour chaque étudiant de faire partie d’une association
  • Le budget des associations
  • Organisation / Participation à des événements inter écoles

 

Enfin, si pour l’instant vous avez une école préférée, nous vous conseillons de ne pas passer qu’une seule école, les oraux sont une nouvelle occasion de connaître un peu plus les écoles. Des coups de cœur se produisent très tardivement dans l’année au moment du passage sur les campus : alors laissez-vous surprendre !

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Améliorer sa concentration pendant les concours

Temps de lecture : 10 minutes

Dans cet article, nous allons expliquer comment améliorer sa concentration. 

Lorsque l’on pense à la préparation d’un concours, une certaine logistique se met en place et le candidat visualise tout ce qu’il doit entreprendre. Il sait que, parmi tous les défis à relever, sa mémoire va être mise à rude épreuve, ses capacités d’organisation vont se retrouver sous pression, ainsi en ira-t-il d’autres éléments généralement sollicités lors de la préparation d’un concours. Étrangement, les capacités de concentration sont peu interrogées et les candidats sous-estiment grandement cette qualité. Pour des facultés intellectuelles équivalentes, les personnes capables de concentration profonde réalisent les opérations en moyenne 4 fois plus vite, mémorisent de manière plus durable et gèrent mieux leur stress. Avec des retours aussi positifs, il est donc étonnant que les candidats aux concours ne se soient pas plus penchés sur la question. C’est très certainement le fait que les problèmes de concentration n’ont pas de symptômes immédiatement reconnaissables et que leurs conséquences sont trop diffuses pour établir des liens de causalité. Pourtant il est nécéssaire de savoir comment améliorer sa concentration comment nous pouvons travailler dessus et comment nous pouvons éviter la dispersion. 

Les problèmes de concentration, un mal caché

L’environnement global d’un étudiant aujourd’hui se constitue d’un ensemble incroyable de distractions et de sollicitations. Plongé dans une « société du spectacle » pour reprendre les termes de Guy Debord, noyé dans « un monde de distractions » pour utiliser les mots de Jean-Philippe Lachaux, le candidat à un concours est, qu’il le veuille ou non, l’objet de nombreux stimuli qui viennent perturber sa concentration. Le principal danger pour la concentration réside dans le fait que ces stimulations sont insidieuses. Le temps moyen de concentration se situerait entre 20 et 30 minutes selon les personnes. Certaines, particulièrement douées, peuvent aller jusqu’à 45 minutes, mais quelles que soient les facultés, la concentration diminue nécessairement pour retrouver un état optimal après une pause. Mais cette concentration reste fragile : toute stimulation externe vient briser le cycle de concentration. Il faut en moyenne trois minutes pour retrouver un cycle de concentration à nouveau optimal. Des études ont montré que les personnes travaillant dans des open spaces perdent en moyenne deux heures de travail par jour en répondant aux diverses sollicitations, allant du "bonjour" aux ruminements du collègue d'à côté. S’il fallait illustrer le propos avec un phénomène courant chez les étudiants, travailler avec son téléphone portable à proximité est un véritable fléau : même en se contentant de regarder quelles notifications viennent faire vibrer le téléphone, à raison d’un regard toutes les 5 ou 10 minutes, un élève peut croire qu’il a travaillé pendant 1, 2 ou 3 heures alors qu’il n’en est absolument rien. Chaque notification et l’attention qu’on y porte viennent briser le cycle de concentration. Le cerveau voit son attention détournée. Parallèlement, des expériences en laboratoire ont montré l’impact d’un travail sur deux types d’écrans, ordinateur et téléphone, sur le fonctionnement du cerveau : celui-ci va fonctionner au ralenti en raison des multiples sollicitations et des différences de luminosité. Des opérations simples vont demander 4 fois plus de temps que nécessaire et seule la mémoire immédiate va être stimulée, la perte de temps est donc colossale. Un étudiant doit comprendre que son téléphone portable représente une menace évidente à la qualité de son travail. « Nous vivons dans une société où s’est développée une économie de la sollicitation et dont le modèle économique repose sur le fait que nous devons être devant nos téléphones portables pour pouvoir être exposé aux publicités et autres techniques de marketing. L’étudiant fait partie des cibles de cette économie. Il doit être conscient que tout est fait pour qu’il passe, pour ne pas dire perde, du temps sur son téléphone portable. »

Beaucoup d'étudiants sous-estiment également les effets pervers du multitâche. Dans Enseigner : apports des Sciences Cognitives, Nicole Boin explique aisément que mener deux tâches simultanément relève de l'impossible. Il suffit de réaliser l'expérience qui consiste à réaliser des séries d'opérations mathématiques simples tout en récitant l'alphabet pour s’en rendre compte. La double tâche donne l'illusion de l'efficacité alors qu'elle ne mobilise en réalité que la mémoire immédiate. Les capacités de conceptualisation, importante dans la mémorisation à long terme, ne sont pas du tout sollicitées. Si on ajoute à cela toutes les pollutions distractives qui entourent un étudiant, la capacité de concentration réelle risque d'être fortement diminuée. Un phénomène particulier réside dans la combinaison du phénomène de multitâche et de stress lié au concours. Mis dans une posture délicate dans le cadre de la gestion de son calendrier, un étudiant va générer un certain niveau de stress. Il va alors s'employer à se donner l'illusion de travailler pour se rassurer. Il va tenter d'atteindre un haut niveau de productivité qui n'est souvent pas compatible avec un travail de qualité. « A l’approche des épreuves, je vois très souvent les élèves déployer une énergie importante pour finaliser leurs dernières révisions. Je les voyais surtout en manque d’efficacité réelle. Il y avait une certaine productivité, par obligation au vu du calendrier, mais la capacité à faire face à la charge de travail ne correspondait pas à un travail intellectuel de fond qui soit de qualité. Il me suffisait de poser quelques questions transversales simples pour confirmer mon observation », confie Alexandre NOCART. Il convient de trouver un équilibre entre productivité et travail de qualité, ce qui réclame de solides qualités d'organisation et une capacité à se mettre en situation de concentration profonde. Il faut donc plutôt concentrer sur énergie sur une tâche précise plutôt que de se disperser dans plusieurs tâches en même temps. 

Retrouver de la concentration profonde pour être plus efficace

Attention et concentration sont intimement liées et s’il est une chose certaine, c’est qu’elles se dispersent très vite, mais l’étudiant doit être convaincu que savoir travailler avec un haut niveau de concentration lui sera plus que salutaire.

Ce qu’on appelle concentration profonde est l’activité cérébrale absolue qui permet d’utiliser pleinement toutes ses capacités cognitives, pour extraire toute la valeur de ces capacités et améliorer son savoir-faire. C’est une qualité rare qui est au cœur de nombreux ouvrages sur l’amélioration des conditions de travail dans les entreprises, à l’image du livre de Cal Newport, Deep Work, mais qui est parfois oubliée des interrogations autours des études ou de la préparation de concours, au profit d’interrogation sur la mémoire ou l’organisation.

Premier conseil : bien comprendre ce qu’est la concentration profonde. Réaliser une fiche de cours, même en étant très concentré ne relève pas de la concentration profonde : il s’agit d’une opération mécanique de résumé ou de mise en page d’un cours existant. Même si le travail de fichage peut être utile à la mémoire, il reste un travail superficiel sur le plan intellectuel. Réaliser une carte mentale, transformer un cours en dessin c’est-à-dire passer du verbal au non verbal relèvent déjà plus du travail en profondeur. Le travail en profondeur va monopoliser de nombreux processus, objectifs et facultés : concentration, réflexion, attention, qualité, valeur ajoutée, épanouissement…

Deuxième conseil : bien gérer ses pauses. « C’est un aspect essentiel lorsque l’on fait cours, explique Alexandre NOCART. On ne peut pas maintenir l’attention des élèves en continu pendant des heures. Il faut prévoir des moments de respiration. Ceux-ci se font assez naturellement généralement : on fait un point, un rappel, une plaisanterie puis une vraie pause. Il en va de même lorsque l'on apprend, or je suis surpris que les pauses soient très mal gérées : trop longues, trop courtes, non prévues, non reposantes. Il y aurait, selon moi, deux types de pause : une rapide, une longue. La rapide dure moins de cinq minutes et peut même durer quelques secondes uniquement. Elle intervient toutes les 20 ou 30 minutes généralement. Elle constitue une bulle d’air, pour remettre de l'ordre dans ses idées et son travail, passer à la suite ou juste regarder le plafond ou par la fenêtre. La pause longue intervient au bout de deux à trois heures de travail. Elle dure une quinzaine de minutes voire peut-être un peu plus. Elle représente une véritable coupure. On en profite pour fermer les yeux, prendre l’air, mettre son cerveau au repos. Dans les deux cas, pause rapide comme longue, il s'agit d'un temps calme. Utiliser son téléphone portable ne constitue pas une pause mais une distraction, ce qu'il ne faut pas confondre : le cerveau est stimulé, il se repose en aucun cas. Je compare souvent le cerveau à un muscle : il ne viendrait à l'esprit de personne, après un marathon, de partir faire de la boxe pour récupérer, or le téléphone portable a le même type d'effet lors des fausses pauses. Il crée une illusion de repos. ». Aspect important qu'il convient de noter : les pauses doivent être prévues afin d'optimiser la vitesse de travail. Il est établi qu'on travaille mieux quand le temps est clairement limité et que la récompense, ici une pause, est identifiée à l'avance. Le cerveau se focalise sur cet objectif et son efficacité est bien plus importante.

Troisième conseil : mettre fin aux réseaux sociaux. Le téléphone portable représente une source de distraction majeure et donc un véritable danger pour la concentration profonde. Parmi les distractions, les réseaux sociaux sont une des principales raisons de consultation du téléphone portable. Le problème est sérieux mais largement sous-estimé : les notifications et autres interactions virtuelles via le téléphone portable et les réseaux sociaux stimulent le cerveau. Celui-ci va libérer de la dopamine, hormone liée au circuit du plaisir et de la récompense, or ce type de stimulation crée un phénomène d'addiction. Certains chercheurs ont remarqué que les effets du téléphone portable et des réseaux sociaux étaient similaires à ceux constatés lors de l'utilisation de machine à sous. Il est évident que l'utilisation de ces premiers nuit gravement aux capacités de concentration. Un candidat aux concours doit mettre de manière claire des règles quant à l'usage des mobiles et réseaux sociaux. En 2007, pour achever l'écriture du dernier tome des aventures de Harry Potter, J.K. Rowling s'est enfermé dans un hôtel pour être au calme. Elle avait par la suite posté un tweet, le seul en près de deux ans : “C'est bien moi, mais je crains que vous n'entendiez pas souvent parler de moi, car le papier et le stylo sont ma priorité du moment.” Exemple à suivre.

Dernier conseil : définir des objectifs clairs avec une limite de temps. Cette technique est triplement efficace car elle aide aussi bien à la concentration, à l'organisation qu'à la mémorisation. Elle suppose au préalable un travail de visualisation de l'ensemble des tâches à accomplir, par exemple toutes les matières à réviser et ce que cela implique en terme de lecture, écriture, recherches et exercices par exemple. Les tâches sont divisées en sous-tâches avec des objectifs clairs. Ainsi, “réviser l'histoire” se transforme en “Réviser la guerre Froide > Réviser la Crise des missiles de Cuba > Comprendre comment une troisième guerre mondiale aurait pu exploser > Synthétiser les pages 14 et 15 du livre B”. Avec un peu d'expérience, on estime correctement le temps nécessaire pour effectuer la tâche. Un travail similaire est effectué jusqu'à que la journée, la semaine ou le mois soit correctement occupé en fonction des objectifs. Les objectifs étant bien découpés, ils sont nombreux mais plus faciles à atteindre, ce qui est stimulant et correspondent généralement à un temps de travail qui tourne autour d'une trentaine de minutes, ce qui est parfait pour un cycle de concentration. Les effets bénéfiques sont nombreux : le travail est mieux organisé, traité efficacement et plus rapidement, offre l'avantage de donner une excellente vision d'ensemble donc une meilleure appréhension des notions transversales, impose de se connaitre et de procéder aux ajustements pour tenir les objectifs, oblige à une réflexion préalable pour définir et organiser les objectifs ce qui est une aide à la mémorisation, oblige à prioriser et aide à la gestion du stress. L’opération est hautement plus stimulante pour le cerveau qui est moins enfermé dans des tâches mécaniques de révisions, ce qui développe les capacités intellectuelles. Le temps passé à faire ce type de travail est donc très largement rentable : rien d'étonnant que ces techniques soient adoptées par les grandes figures de l'entreprenariat, à l’image des méthodes « Agile ».

Conclusion : il existe de nombreuses techniques pour retrouver de la concentration profonde. Il faut bien en prendre conscience dans un premier temps et bien préparer un terrain propice à une concentration intense. Espace de travail, rythme, hygiène de vie, méditation, respiration, sieste, relaxation, observation détaillée d'objet pour développer sa concentration, apprécier l'ennui pour habituer son cerveau aux temps de respiration... les exemples ne manquent pas en la matière mais pour construire de bonnes habitudes en terme de préparation à un concours, la première étape serait de changer une première et petite habitude pour créer rapidement un cercle vertueux de travail efficace, profondément sérieux et épanouissant. Le jeu en vaut largement la chandelle car au-delà des avantages énoncés, il faut garder à l’esprit qu’une part importante de stress sera évacuée.

 

Le jury sadique : une espèce en voie de disparition

 
 
 
 

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« Quelle est la profondeur du Danube à Vienne ?

- Sous quel pont Monsieur ? »

Dans son excellent livre Le Grand Oral de l’ENA, Guy Jacquemelle (également auteur de Leurs années Sciences Po) donne la parole à Françoise Chandernagor à qui la légende attribue cette réponse à la question du jury. Or, celle-ci profite de cette tribune pour démentir cette légende. Non, son jury d’entrée à l’ENA ne lui a jamais posé cette question.

Cette légende bien implantée est parfaitement révélatrice de l’image d’Epinal affublée aux jurys d’admissions. Or, s’il n’est pas question ici d’affirmer l’inexistence totale de jurys qu’on pourrait qualifier de « durs », « sadiques », il est important de faire comprendre aux étudiants qui passeront cette épreuve prochainement que ces situations ne constituent en aucun cas une norme et ne doivent donc pas parasiter leur préparation.

D’abord, il convient d’expliquer les causes de l’extrême rareté des jurys « sadiques » ou posant des questions très difficiles à répétition. Tout d’abord, nous avons évoqué lors du premier article de ce blog (« Pourquoi des entretiens de motivation ? ») une évolution depuis deux à trois décennies des profils recherchés corrélée à l’évolution des styles de management. Le management coercitif s’est progressivement réduit au profit d’un management participatif, à l’écoute. Ainsi, il n’est plus pertinent de tester la capacité du candidat « à prendre des coups » mais bien de connaître la personnalité du candidat, ses qualités de « savoir-être » comme son potentiel.

La deuxième raison tient de la concurrence que se livrent les écoles. Il ne faut pas être dupe : lors de votre Tour de France des oraux, vous devrez séduire les écoles tout comme les écoles devront vous séduire. Et si les écoles rivalisent de moyens pour vous accueillir dans de bonne conditions sur leur campus, la qualité du moment passé avec le jury lors de votre entretien va également peser pour certains d’entre vous dans le choix de l’école. Et les écoles n’ont aucun intérêt à ce que vous gardiez un souvenir douloureux de votre oral si, en cas d’admission, vous auriez le choix entre celle-ci et d’autres écoles.

Cependant, nous l’avons dit plus haut, il n’est pas question de clamer la disparition des jurys sadiques et des questions redoutées qui vont avec (« Faites-nous rire » ; « Levez-vous et dansez, s’il vous plait ? », « Surprenez-nous »). D’ailleurs, en cas de malchance et face à un jury dont les questions vous mettent mal à l’aise, il faut que le candidat retienne une chose essentielle : sa candidature ne sera pas – ne pourras pas – être jugée sur sa réponse à ces questions déstabilisantes. Quand un jury pose une question qui met mal à l’aise le candidat, celui-ci ne doit pas oublier que sa réponse compte moins que l’attitude dont il fera preuve lors de sa réponse et des cinq minutes suivantes. Va-t-il s’effondrer et se re-fermer sur lui-même ? Va-t-il au contraire s’accrocher en se re-concentrant dès la question suivante pour montrer au jury qu’il ne veut pas laisser passer sa chance ? C’est sur son attitude « combative » que le jury le jugera principalement.

Et cela nous amène à la dernière chose à savoir pour le candidat. Un jury « méchant » lors de l’entretien ne le sera pas forcément lors de la notation. A PGE-PGO, nous ne comptons même plus le nombre de situations dans lesquelles nos candidats nous appelaient dépités à la sortie de leur entretien, mais découvraient une note supérieure à 17/20 un mois après. En effet, le jury sera beaucoup plus à même de poser des questions déstabilisantes ou tenter de mettre le candidat en difficulté si celui-ci se montre convainquant lors des questions classiques mais essentielles (« Pourquoi une/notre école de commerce ? », « Quelles sont vos qualités / défauts ? », etc…). Face à un candidat déjà en difficulté sur les moments « basiques » de l’entretien, ne prenant pas les rênes de l’entretien, le jury n’aura pas envie (ou la force) de creuser les points contradictoires ou de déstabiliser par des questions un candidat déjà en difficulté. A l’inverse, face à un candidat convainquant, voire brillant, nous jurys avons constamment la difficulté de voir où se trouvent les limites de ce candidat dont on sait qu’il aura d’ores et déjà une excellente note. Le test que lui fera passer le jury en lui posant des questions déstabilisantes ne servira qu’à établir si le candidat aura 16, 17, 18 19 ou 20/20 !

En conclusion, le candidat doit bien comprendre que les jurys sadiques et les questions déstabilisantes sont suffisamment rares pour que le candidat ne parasite pas sa préparation en fonction de ceux-ci. Néanmoins, un candidat bien préparé sur les bases de l’entretien (cohérence du parcours et du projet, connaissance de soi, des écoles et des métiers) devra s’attendre à se voir poser des questions difficiles par le jury qui voudra simplement tester à quel point ce candidat est bon !

 
 

Attention, bien que ce constat s’applique à la plupart des écoles de commerce, il reste en effet certaines écoles où l’entretien est toujours plus ardu que la moyenne. Des écoles comme l’EM Lyon, l’EDHEC, ou l’ESSEC sont réputées pour bousculer beaucoup plus les candidats. L’étudiant doit donc adapter sa préparation pour ces écoles en fonction, et c’est d’ailleurs un domaine à part entière que nous préparons avec soin aux côtés des élèves admissibles dans ces magnifiques écoles.

 

Par Robin Morth, directeur opérationnel chez PGE-PGO, membre de jurys de concours dans plusieurs écoles de commerce.

Les 5 clés pour réussir un entretien de motivation

 
 
 
 

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RÉUSSIR LES ENTRETIENS DE MOTIVATION:

Voici 5 clés pour être de sûr de réussir les entretiens de motivation des Ecoles de Management

1- Comprendre les attentes des jurys, en passant des entretiens avec des membres de jurys. La première clé pour réussir un entretien est de comprendre la raison d’être de cette épreuve. Pourquoi les écoles accordent-elles autant d’importance à l’entretien de motivation ? Que souhaite t-elle mesurer chez le candidat, et pour quelles raisons ?

En faisant l’effort de se mettre à la place du recruteur, les candidats peuvent d’autant mieux deviner les attentes des jurys, et donc briller lors de cette épreuve décisive.

2- Avoir une stratégie qui parte des vraies attentes, idées, envies du candidat pour que celui-ci soit de plus en plus à l’aise. Le piège pour tout candidat est de s’inventer un rôle, dans le but (vain) d’impressionner un jury. Ce dernier est là pour connaître le candidat, ses motivations, des ambitions, ses espoirs, ses rêves, etc… Pour déterminer si le candidat trouvera sa place et s’épanouira dans l’école, le jury doit utiliser les 30 minutes pour cerner le candidat. Un candidat qui ne se « révèlent pas » brise toutes ses chances d’intégrer puisque le jury ne pourra acter s’il a sa place dans l’école, par manque d’informations sur celui-ci. Il s’agit donc d’un échange, et non d’un interrogatoire.

Il faut garder en tête que le jury n’est pas la pour juger le candidat, mais pour décider s’il a sa place dans l’école de commerce en question.

3- Faire comprendre au candidat qu’il ne s’agit nullement d’une kholle de prépa ou d’un oral académique mais d’une discussion qui se rapproche beaucoup plus d’un entretien de recrutement professionnel.

D’ailleurs, les jurys sont constitués quasi constamment d’au moins un professionnel, qui se posera toujours la question suivante tout au long de l’entretien : « Aurais-je envie de travailler avec cette personne ? »

4- Faire en sorte que le candidat soit « offensif », qu’il prenne les rênes de l’entretien pour éviter d’être confronté à des rafales de questions. Il s’agit ici d’arriver à « guider » le jury vers des « zones de confort ». Pour cela, nous enseignons aux candidats à tendre des perches pour amener le jury sur des sujets qu’il maîtrise : des expériences valorisantes, un projet professionnel clair et en lien avec ce que propose l’école, …

5- Savoir quoi dire de l’école, comment prouver son désir profond de l’intégrer sans tomber dans les caricatures de candidats qui nous ennuient tant, nous, jurys!

Trop de candidats ont tendance à l’oublier : un entretien se prépare, énormément même ! Chaque année, nos candidats sont surpris de la charge de travail que nous leur imposons pour être certains d’intégrer les écoles dont ils rêvent.

Ainsi, pour réussir les entretiens de motivation, un candidat doit en amont travailler sur soi (ses projets, ses qualités et défauts, ses expériences passées…), sur l’école (quels masters m’intéressent ? Quelles entreprises partenaires ? Associations ?) et sur son projet pro (ou plus modestement, ses aspirations professionnelles). Et cela demande du temps !

Encore trop de candidats pensent qu’être à l’aise à l’oral suffit à réussir l’entretien de motivation. Or, il y a une différence entre l’aisance orale et la capacité de convaincre des professionnels de la cohérence de ma candidature dans l’école !

Par Robin Morth, Directeur Opérationnel de PGE-PGO et membre de jurys de concours dans plusieurs écoles de commerce.

A votre avis, qu’est-ce qu’un bon manager ?

 
 
 
 

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Un candidat ne doit pas l’oublier : il sera d’ici 5 à 10 ans un « manager », c’est-à-dire qu'il aura des responsabilités au sein d’une équipe. Car non, et il faut bien commencer par cela, « manager » n’est pas un métier et ne peut donc pas constituer un projet professionnel. Bien qu’il ait encore du temps devant lui pour appréhender ce rôle, un candidat doit montrer qu’il a déjà identifié quelques unes des compétences ou comportements qui peuvent caractériser un bon manager. Il montrera ainsi qu’il a une vision réaliste de l’entreprise.

Faites le lien avec vous

Toute question est un prétexte pour le jury pour en apprendre un peu plus sur le candidat. En donnant quelques qualités qui caractérisent pour lui un bon manager, il pourra citer des qualités qui sont également les siennes. Il pourra ainsi tendre une perche aux jurys sur ses propres qualités, qu’il illustrera par des expériences passées (nos lecteurs assidus reconnaîtront le fameux passé-présent-futur). Attention cependant à ne pas trop en faire et laisser penser maladroitement au jury qu’il pense déjà être un bon manager… ce n’est pas si évident que cela !

Référez-vous à des moments vécus !

Forcément, le jury demandera au candidat de justifier ses réponses en argumentant. Plutôt que de donner au jury des argumentations sans fondements telles que « j’imagine qu’un manager doit (…) » ou « un manager doit forcément être (…) », le candidat aura tout intérêt à appuyer ses dires sur des situations vécues. Et pour cela, je vous conseille de ne pas puiser uniquement dans des situations professionnelles. Un manager peut aussi être un entraineur, voire un professeur ! Le candidat, s’il justifie bien sa réponse, brillera ainsi par son originalité.

Réfléchissez à une figure d’un manager qui vous inspire

Les questionnaires d’entretien des écoles de commerce fourmillent de ce genre de questions. Ainsi, en évoquant les qualités d’un bon manager, le candidat peut aussi faire le lien avec une figure qui constitue pour lui une référence en termes de management. Et, comme il est sérieux, il préparera aussi une fiche détaillée sur celui-ci. Il peut aussi choisir un membre de sa famille ou une connaissance… Ce n’est pas ma recommandation, mais si le candidat est inspiré et renseigné, alors cela vaudra toujours mieux que parler sans conviction d’une personnalité connue !

Attention à ne pas tomber dans une vision idyllique ou dramatique du manager

Par ailleurs, cette question est également pour le candidat une manière de montrer au jury qu’il connait ou s’est renseigné sur la vie et les prérogatives d’un manager. Ainsi, dépeindre sans nuance une situation idyllique (« il voyage beaucoup, gère ses équipes sans heurt et force l’admiration. (…) ») ou dramatique (« il est quelqu’un qui travaille souvent trop, qui reçoit et diffuse beaucoup de stress, qui dort peu (…) » pourra être perçu par le jury comme un manque de connaissance sur la vie d’entreprise. Attention donc aux discours sans nuance ou définitifs. D’ailleurs, l’expérience montrera au candidat qu’il n’existe pas UN profil type de très bon manager, et que cela dépend de beaucoup de paramètres (le contexte de l’entreprise, son équipe, les projets qu’il mène, etc…)

Enfin, voir un candidat, du haut de ses 20 ans, critiquer son ancien manager sera particulièrement mal perçu par le jury.

 

En conclusion, le candidat ne doit jamais oublier pourquoi il est là : pour apprendre des choses au jury sur lui. Ainsi, il doit s’efforcer de relier subtilement les qualités selon lui d’un bon manager à ses propres qualités (sans trop en faire !). De plus, il devra savoir justifier en évoquant des situations vécues ou en prenant l’exemple d’une figure managériale qui l’inspire. Dans cette question, le candidat doit finalement montrer au jury qu’il présente un potentiel et une lucidité qui lui permettra à l’avenir de remplir cette belle fonction.

Par Robin Morth, Directeur opérationnel de PGE-PGO et membre de jurys de concours dans plusieurs écoles de commerce.

Que pouvez-vous apporter à notre école ?

 
 
 
 

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Il s’agit là aussi d’une question classique posée par les jurys, et qui sert par ailleurs à savoir si le candidat s’est projeté dans l’école. Le candidat doit se rappeler qu’être jury est une responsabilité : il a en main la validation (ou non) de deux à trois années de travail acharné. Il ne s’agit donc pas d’un exercice qu’il prend à la légère. Et pour pouvoir accepter plus facilement l’étudiant, il a besoin d’être rassuré et d’obtenir des garanties sur la suite de son parcours. Cette question doit servir pour l’étudiant à les lui donner.

Tout d’abord, un étudiant doit comprendre que sauf cas exceptionnel, il lui sera difficile de « révolutionner » une institution qu’est l’école de commerce. Inutile donc les vagues et futiles « Je ferai en sorte que l’école reste en haut des classements » (NB : déjà entendu !), « Je lui apporterai une visibilité à l’international » (NB : Idem !) ou enfin, « Mon cousin travaille chez IKEA, je pourrai donc faire en sorte d’établir un partenariat entre l’école et IKEA » (sauf bien sûr, si votre cousin en a le pouvoir…).

De la même manière, le candidat doit éviter les réponses trop vagues telles que « J’apporterai à l’école de commerce ma rigueur » ou bien « Je serai dynamique au sein de l’école » qui finalement ne permet pas de projeter et donc de rassurer le jury. Voici ici trois règles à tenir pour le candidat lors de la réflexion sur cette question.

Projetez le jury !

Le candidat doit toujours faire en sorte de rassurer le jury. Ici, sa réflexion doit s’amener sur des situations concrètes dans le futur (un Business Game, un premier stage en tant de contrôleur de gestion, son échange souhaité en Australie…) sur lesquelles il garantira au jury son succès grâce à une qualité qui est la sienne.

Si un candidat est organisé, il pourra expliquer par exemple au jury qu’il apportera son organisation dans l’association qu’il souhaite intégrer et qui organise un événement majeur de l’école.

Surtout, le candidat doit faire en sorte d’être suffisamment précis et concret dans la situation future qu’il évoque pour que le jury le projette dans son esprit et soit rassuré. Un candidat qui se contentera d’un « j’apporterai ma rigueur dans les associations » n’est pas suffisamment concret pour que le jury soit convaincu (il n’arrive pas à l’imaginer dans les associations !). A l’inverse, un candidat qui offre la réponse suivante (qui n’est qu’un exemple parmi d’autres !) : « Au sein d’Audencia, j’apporterai ma rigueur, notamment durant l’organisation du Triathlon, un événement international qui représente l’école et qui nécessite une énorme organisation en amont. Mes qualités de rigueur me permettront de pouvoir contribuer à faire de cet événement un succès. » permettra au jury de l’imaginer en situation et d’être de facto beaucoup plus rassuré sur sa candidature.

Sortez des sentiers battus et voyez plus loin !

Tout candidat aux écoles de commerce doit comprendre qu’il sera étudiant de celle-ci durant 5 ans, mais ancien étudiant de celle-ci durant 45 ans ! Ainsi, il est possible d’apporter des choses à l’école même sans être sur ses bancs.

Ainsi, les bons candidats seront des bons étudiants mais aussi des bons « anciens étudiants ». Ainsi, si et seulement si l’étudiant est sincère est renseigné sur le sujet (sinon il se tire une balle dans le pied), il peut mettre en avant l’investissement qui sera le sien pour l’école une fois son diplôme en poche : association des anciens, diffusions d’annonces en priorité aux étudiants de l’école, intervenir dans certains cours, etc…

D’autre part, tout étudiant doit savoir qu’une fois qu’il sera dans l’école, il a plus de devoirs que de droits, notamment ceux d’adopter une attitude irréprochable à chaque fois que l’image de l’école peut être en jeu (en stage, en échange, en événements inter-écoles…). Si, encore une fois, l’étudiant sait de quoi il parle, il peut mettre en avant sa lucidité sur ce point qui distinguera sa candidature.

Soyez communicatif !

Si le jury pose cette question, c’est qu’il veut être convaincu ! Et, finalement, la question est tellement importante, qu’il serait trop dommage pour un candidat que la forme médiocre de la réponse (manque de sourire, de dynamisme, de conviction…) remette en question le fond. Comme pour toutes les questions classiques (car essentielles), le candidat doit montrer une véritable envie de convaincre le jury, et de diffuser ses convictions sur ce qu’il pourra apporter et finalement ses motivations pour rejoindre l’école.

Raconter une expérience : 5 conseils pour donner envie au jury

 
 
 
 

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L’objectif pour le jury, à travers l’entretien de motivation, est d’en apprendre plus sur le candidat qu’il a en face de lui. Il va ainsi interroger le candidat régulièrement sur les expériences vécues (expériences professionnelles, associatives, sports pratiqués, voyages…) par celui-ci et qui l’ont façonné. Chez le candidat, parler de ses expériences doit même constituer un objectif important de l’entretien. Mais trop, souvent les candidats ne sont pas préparer à cet exercice, semblent ne pas de connaître eux-mêmes et privent le jury d’informations importantes sur leur parcours. Voici 5 conseils pour briller lors du récit d’expériences vécues.

 Poser le contexte pour ne pas perdre le jury

Le candidat ne doit pas penser que le jury a vécu son expérience ! Poser le contexte avant de se lancer dans le récit est important pour que le jury puisse suivre. Rien de plus agaçant qu’un candidat qui ne prend pas soin de dire au jury quand est-ce que son expérience s’est déroulée, où ça, combien de temps cela a duré ou n’explicite pas des acronymes.

A l’inverse, un candidat qui prend le soin de contextualiser l’expérience au début pour ne pas perdre le jury, montre qu’il prend soin de lui et voit l’entretien de motivation comme un échange et non comme un monologue.

Il n’y a pas de petites expériences ! 

Que les candidats ne rêvent pas ! Un bon jury sait emmener un candidat sur le thème que lui souhaite. Il est naïf et même dangereux pour un candidat de se dire « Je ne parlerai pas de cette expérience en entretien car elle n’est pas importante pour moi ».

Il faut bien comprendre deux choses ici :

  •  L’expérience en soi intéresse moins le jury que ce que le candidat peut en sortir sur lui. Et il est tout à fait possible de sortir une qualité d’adaptation d’un baby-sitting de deux jours comme d’un stage en banque de 6 mois !
  •  L’attitude va énormément compter. Un étudiant qui se bat avec une expérience ancienne pour lui et peu importante va se valoriser par rapport à un candidat qui ne tente rien et dit simplement au jury que l’expérience est trop loin ou trop anecdotique pour lui (il y en a beaucoup !).

On ne raconte pas une expérience, on se raconte à travers une expérience.

Le candidat ne doit pas oublier un point essentiel : chaque question posée par le jury est un prétexte pour en apprendre plus sur lui. Ainsi, il doit à travers son récit, apprendre des choses au jury sur lui. Un bon candidat, une fois le récit de l’expérience terminée, prend du recul et montre au jury en quoi cette expérience lui a apporté telle qualité, a permis de corriger tel défaut, etc… Ainsi, il doit éviter les discours impersonnels et ne pas répéter les « on », « nous », « ils » ; mais bien privilégier les « je » (sans en abuser pour ne pas paraître mégalo !).

Il est important de comprendre que finalement l’expérience intéresse moins le jury que ce que cela dit de lui ou ce que cela a développé chez lui.

Une expérience est composée d’une multitude de mini-expériences

On ne peut raconter 10 ans de tennis par une phrase générale ! Le grand écueil des candidats et de penser que chaque expérience a été uniforme, et cela donne finalement des discours très vagues, qui peuvent paraitre « hors-sol ».

Un bon candidat est un candidat qui arrive à trouver et raconter (se raconter à travers) toutes les mini-expériences (presque des anecdotes) qui ont façonné la grande expérience. Par exemple, si un candidat raconte ses 5 années en tant que professeur particulier de mathématiques, il peut évoquer son premier cours et la préparation de celui-ci, une grande réussite qu’il a eu avec un étudiant, une prise d’initiative qu’il a prise pour changer de méthode pédagogique un jour, un étudiant qui a finalement redoublé malgré les cours dispensés… Et toutes ces mini-expériences apprendront finalement des choses différentes sur lui au jury.

Ainsi, séquencer une expérience en plusieurs mini-expériences permet au candidat d’apporter plus d’informations sur sa personnalité au jury.

Faire des liens avec le futur

      Il s’agit ici de quelque chose de très rare mais de très valorisé par le jury que nous travaillons énormément avec nos étudiants au sein de PGE-PGO. Comme évoqué précédemment, prendre du recul sur ses expériences et apprendre quelque chose au jury à travers une d’entre elle est bien évidemment valorisé. Mais un candidat qui ancrera la qualité qu’il met en avant dans le futur rassure le jury fortement sur sa candidature.

      Un bon candidat est un candidat qui en parlant d’une expérience, sort une qualité (ou un défaut corrigé) et montre au jury, en prenant une situation future concrète, en quoi cette qualité lui sera utile plus tard (ex : de la prise d’initiative lors d’un premier stage, ou de la persévérance pour trouver ses sponsors pour son association…). A travers ces liens avec le futur, il rassure le jury sur sa réussite en école et en entreprise et convainc ainsi plus facilement celui-ci !

Par Robin Morth, Directeur Opérationnel de PGE-PGO et membre de jurys de concours dans plusieurs écoles de commerce.

Comment préparer et briller lors des entretiens spéciaux ?

 
 
 
 

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Préparation à tous les types d'entretiens

Peu connus mais tout aussi déterminants, les entretiens spéciaux prennent une place de plus en plus importante au sein des entretiens. Bien que déterminants dans l’esprit du jury, ils sont souvent laissés de côté dans la préparation des candidats. En attendant des changements dans les épreuves orales à l’EDHEC et l’ESSEC en 2017, laissez-nous vous dévoiler les attentes de ces épreuves orales particulières.

Entretien inversé de GEM

Il s’agit ici d’une épreuve très délicate pour le candidat. Déjà car il inverse les rôles établit au départ entre le questionneur et le questionné. Ensuite car il demande au candidat une qualité qu’il est difficile de tester « directement » dans l’entretien de motivation classique : l’écoute.

Cette épreuve dure 10 minutes qui sont décomposées en deux parties : une interview de 9 minutes et un bilan de 1 minute. Le candidat choisit une personne parmi les membres du jury (hors président(e) du jury) qu’il interviewera.

Concernant la partie d’interview, le candidat doit éviter d’avoir une liste de questions éparses et de les lire au fur et à mesure, sans tenir compte des réponses de son interlocuteur. Rien de plus inconfortable pour un membre de jury de se voir interroger tour à tour sur ses passions, son métier, ses études, puis de nouveau ses passions… sans savoir quelle sera la teneur de la question suivante ! Le candidat doit choisir au départ 2 à 4 thèmes qu’il creusera avec la personne interviewée. Plus que d’enchaîner les questions préparées auparavant, il creusera les réponses proposées par le jury, fera des liens entre les différentes réponses du jury. Il doit montrer au jury qu’il a un fil conducteur et qu’il veut apprendre des choses. Le jury n’a pas envie, en effet, de répondre pour répondre, mais veut apprendre des choses au candidat.

Nous conseillons aussi au candidat de prendre des brèves notes (juste les mots clés) durant les réponses du jury, ce qui lui permettra de rebondir plus tard sur des réponses proposées par celui-ci.

Durant la minute de débriefing, plus que de faire un résumé des thèmes abordés (pas plus de 20 sec !), le candidat devra évoquer au jury les thèmes qu’il souhaitait aborder, ce qu’il voulait apprendre, et ce qu’il a justement appris durant cette interview. Cet interview doit être l’occasion pour le candidat d’apprendre des choses sur des thèmes qui le concerneront plus tard (investissement dans le réseau des anciens, management d’une équipe, construction d’une carrière…).

Epreuve de créativité de GEM

Il s’agit ici d’une épreuve nouvelle proposée par GEM puisqu’elle n’a en effet qu’une année, et dont le candidat a le choix entre celle-ci et le mini-exposé, le commentaire de carte ou d’image.

Le candidat se voit tirer trois cartes : un objet, un attribut et une cible (ex : valise / connectée / voyageurs). Il a 30 minutes pour préparer un argumentaire et présenter son produit en 5 minutes au jury. Dans cette épreuve créative, le candidat doit imaginer le jury comme des potentiels investisseurs et le convaincre du potentiel (même loufoque !) du produit qu’il aura inventé !

Bien entendu, il est logique de commencer par la description de l’objet, puis du problème auquel il répond, et enfin définir sa cible. Puis, nous conseillons au candidat de présenter le produit au jury comme s’il s’agissait de pitcher des investisseurs. Donnez des chiffres pour votre taille de marché potentiel, évoquez les 4P de votre produit, choisissez un(e) égérie pour votre campagne de publicité… Bref, faites vous plaisir, amusez-vous et faites passer un bon moment au jury !

Mini-exposé

A GEM (au choix entre l’épreuve de créativité, le commentaire de carte ou d’image) ou à Audencia, le candidat tirera un (ou deux à Audencia) sujet qu’il devra traiter en amont de l’entretien et présenter un exposé de 5 à 10 minutes au jury qui précèdera l’entretien.

Le mot clé de cette épreuve est : STRUCTURE ! Nous attendons, nous jury, d’un potentiel futur cadre supérieur qu’il sache s’approprier un sujet (un futur dossier) et en restituer un discours clair et structuré. A Audencia, le jury posera d’ailleurs souvent la question « Pensez-vous que vous avez rendu un exposé structuré ? ». Attention donc à ne pas perdre le jury dans des propos déstructurés, mais montre bien au jury que vous avez un fil conducteur.

Enfin, le candidat ne doit pas hésiter à (déjà) apprendre des choses au jury sur son parcours en illustrant ses propos par des expériences vécues, des « perches » qu’il tendra dès l’exposé au jury afin qu’il puisse rebondir dessus lors de l’entretien de motivation !

Le CV projectif de SKEMA BS

Sans doute le meilleur outil pour préparer ses oraux. Chez PGE PGO, nous conseillons d’ailleurs à nos candidats de le faire pour toutes les écoles préparées. Il s’agit de présenter au jury le CV qui retrace notre passé et les 10 prochaines années (je n’ai pas dit votre CV dans 10 ans !)

Ici, le candidat doit faire très attention à la cohérence de tout ce qu’il écrit. Il doit pouvoir justifier (expliquer, si cela peut vous rassurer) chaque ligne projective, sur lequel le jury pourra l’interroger.

Pour briller à travers le CV projectif, le candidat doit justifier d’une connaissance de SKEMA et des métiers / secteurs / entreprises évoqués plus importantes que les autres candidats. Pour cela, pas de secret, il faut aller plus loin que les traditionnels sites internet, sites admissibles et plaquettes des écoles auxquels tout le monde a accès ! Les bons candidats contacteront des gens de l’école et qui suivent les masters qu’ils envisagent, des diplômés de SKEMA travaillant dans les entreprises qu’il a évoquées sur son CV… Bref, il fera plus que les autres !

A noter que mon expérience de jury à SKEMA m’a permis de noter qu’il est facile de deviner la qualité d’un candidat et son degré de motivation à travers la qualité et la précision de son CV projectif. N’oubliez pas qu’il s’agit du premier contact que le jury aura du candidat, avant même de le voir !

Par Robin Morth, directeur opérationnel et membre de jurys dans plusieurs écoles de commerce.

01 87 66 00 50 / 06 66 89 62 63
contact@prepagrandesecoles.fr

TéMOIGNAGES

J’ai suivi la formation top5, et suis entièrement satisfait. Ma formation était complète, avec un grand suivi, et beaucoup de bonne humeur et de plaisir à former de la part des intervenants. Cette formation m’a permis de décrocher l’emlyon, mon objectif principal.

— Benjamin GRANGE (emlyon)

Je souhaiterais remercier l’ensemble de l’équipe PGE PGO. Vous m’avez véritablement aidé et accompagné dans ma préparation aux concours d’entrée en école de commerce post bac.

— Romain Durant (ESSCA)

Merci beaucoup pour votre préparation d’une très grande qualité. Elle m’a donné des conseils essentiels pour réussir. 

— Anabelle Seguret (Sciences Po Paris)

Cette année était plutôt compliquée, dû au stress. J’ai pu grâce à PGE-PGO me confronter aux concours pour mieux me préparer. Je tiens à remercier tous les professeurs qui nous ont accompagnés.

— Coline Dutartre (Sup’Biotech, concours Advance)

Merci à PGE PGO et ses professeurs merveilleux et passionnés pour cette préparation de qualité qui m’a motivé même chez moi à tout donner pour réussir les concours

— Julien Meli (IESEG)

Merci beaucoup pour vos conseils et astuces pour les écrits ou les oraux ! Je n’aurais pas eu ces superbes résultats sans PGE ! Il y avait une entraide entre les étudiants et l’équipe était bienveillante et toujours disponible !

— Laetitia Pereira (emlyon BS)

Les préparations de l’écrit et de l’oral ont été géniales dans le sens où elles ciblent parfaitement ce que demande les écoles.

— Edouard le Barazer (EDHEC)

Merci beaucoup pour cette année qui m’a permis de réussir dans ce que je souhaitais mais qui m’a également permis de prendre confiance en moi ! 

— Constance Cabibel (Grenoble EM)

Excellente formation, excellent entraînement, une équipe pédagogue et à l’écoute ! Merci pour le soutien et le professionnalisme !

— Margot Lautard (PSB)

J’ai fait PGE PGO pour préparer SciencesPo Paris, et j’ai trouvé la prépa géniale ! Les profs sont vraiment passionnés, les cours sont supers autant sur la méthode que sur le fond. Il y a un accompagnement personnalisé.

— Naoufel Debeche (Sciences Po Paris)

Cours précieux pour les écrits comme pour les oraux.

— Hugo Hazon (EDHEC)

Merci à PGE PGO grâce à qui j’ai pu intégrer Grenoble avec un joli 20 à l’oral 😁

— Thomas Bodart (Grenoble EM)

Les stages PGE PGO m’ont permis de découvrir les concours et de les travailler dans chaque discipline. La réussite des étudiants est réellement prise au sérieuse. Les professeurs étaient très agréables et c’était important pour eux de nous expliquer chaque point de cours. Ces stages m’ont permis d’obtenir l’école d’ingénieur de mon choix. Merci à eux !

— Mathilde Vert (ESEO, concours Puissance Alpha)

Excellent staff et accompagnement, intégration à l’EM Lyon à l’issue de celle-ci.

— Léonard Racon (emlyon)

PGE-PGO m’a énormément servi pour obtenir mon école, c’est certain : sans, cela aurait été beaucoup plus difficile d’obtenir mes concours. Les cours sont de qualité et il y a de très bons encadrants.

— Tanguy Morisseau (ESSCA)

Merci pour la qualité de votre préparation qui m’a permis d’être acceptée à Kedge BS, EM Normandie, ESCE, IPAG and ESSCA.

— Lou Bayle (Kedge BS)

Très bon suivi, j’ai eu l’EDHEC qui était mon 1er choix. Merci beaucoup, je recommande.

— Achille Paschos (EDHEC)